mercredi 7 janvier 2026 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Cuba condamne l’agression des États-Unis contre le Venezuela au Conseil de sécurité

Nations unies, 5 janvier (Prensa Latina) Cuba a condamné aujourd’hui dans les termes les plus énergiques l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela et a réaffirmé de manière catégorique son soutien absolu et sa solidarité avec le peuple et le gouvernement de ce pays.

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est tenue ce lundi à la demande du Venezuela, le représentant permanent de Cuba, l’ambassadeur Ernesto Soberón, a déclaré que l’attaque avait eu lieu « en totale violation de la Charte des Nations Unies et du droit international ».
Au petit matin du 3 janvier, « les forces militaires étasuniennes ont attaqué le Venezuela avec une brutalité totale et par un acte inacceptable et barbare ont enlevé son président légitime Nicolás Maduro et sa compagne, Cilia Flores », a déclaré Soberón.
Cuba se joint à la demande, a-t-il souligné, pour que le gouvernement des États-Unis « libère le président constitutionnel Nicolás Maduro Moros et sa compagne Cilia Flores ».
Il a rappelé que, depuis septembre de l’année dernière, Cuba dénonce les plans hégémoniques et criminels des États-Unis et leur projection agressive contre le Venezuela et la région.
« Nous avons clairement exposé les conséquences graves et imprévisibles du comportement irresponsable du gouvernement des États-Unis pour la stabilité politique, sociale et économique de l’Amérique latine et des Caraïbes, et en général pour la paix et la stabilité internationales », a-t-il souligné.
Il a réitéré les mises en garde formulées le 23 décembre devant cet organe concernant : « la séquence et l’escalade d’actions menées par les États-Unis en un temps record afin de renverser par la force le gouvernement légitime et constitutionnel du Venezuela et de mettre fin à l’Union civile et militaire ».
Leur objectif ultime n’est pas le faux récit de la lutte contre le trafic de drogue, mais le contrôle sur les terres et les ressources naturelles du Venezuela, comme l’ont déclaré ouvertement et « avec désinvolture le président (Donald) Trump et son secrétaire d’État », a-t-il précisé.
Il s’agit d’une agression impérialiste et fasciste avec des objectifs de domination qui prétend rééditer les ambitions hégémoniques étasuniennes sur Notre Amérique ancrées dans la vieille Doctrine Monroe, a-t-il déclaré.
« Si le gouvernement étasunien, dépourvu de toute autorité morale, se souciait vraiment de la paix, de la liberté et de la justice des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes, il n’aurait pas bombardé ce territoire avec un mépris absolu pour les vies, la souveraineté et l’intégrité territoriale de cette nation », a-t-il manifesté.
Soberón a indiqué que dans l’attaque criminelle perpétrée par les États-Unis, 32 Cubains ont perdu la vie dans des actions de combat et qu’ils effectuaient des missions au nom des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l’Intérieur, à la demande d’organes homologues.
Nos compatriotes ont accompli leur devoir dignement et sont tombés, après une résistance féroce, dans un combat direct contre les assaillants ou à la suite de bombardements sur des installations, a souligné le représentant de Cuba.
« Ils ont su mettre en valeur, par leur action héroïque, les sentiments solidaires de millions de compatriotes », a-t-il précisé.
Le diplomate a réaffirmé l’adhésion sans réserve de Cuba à la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix.
peo/oda/dfm

EN CONTINU
notes connexes