Le représentant permanent de Cuba auprès de l’ONU, Ernesto Soberón, a déclaré que sa délégation avait été contrainte de prendre la parole une deuxième fois pour répondre à ces accusations.
Il est scandaleux, a-t-il souligné, que ceux qui ont perpétré des agressions unilatérales et des violations systématiques du droit international prétendent s’ériger en juges d’autres États souverains, ce qui est une attitude absolument immorale, irrespectueuse et irresponsable.
« Nous rejetons catégoriquement les calomnies selon lesquelles Cuba aurait une présence de renseignement au Venezuela, ces accusations n’ont aucun fondement factuel et constituent une tentative évidente de détourner l’attention du comportement agressif et criminel des États-Unis dans la région », a-t-il ajouté.
Cuba respecte strictement la souveraineté, l’indépendance et le droit inaliénable du peuple vénézuélien de décider de son propre destin, comme le prévoit la Charte des Nations Unies.
Soberón a rappelé que la coopération entre Cuba et le Venezuela dans de multiples domaines, y compris militaire, est fondée sur des bases légitimes et s’appuie sur des accords bilatéraux signés souverainement par les deux parties.
Le diplomate a réaffirmé que, comme l’a déclaré le gouvernement révolutionnaire de La Havane, les 32 combattants cubains tombés victimes d’un acte criminel d’agression et de terrorisme d’État perpétré par les États-Unis effectuaient des missions au nom des Forces armées révolutionnaires et du Ministère de l’Intérieur à la demande de leurs homologues vénézuéliens.
« Ces patriotes ont su mettre en valeur par leur action héroïque le sentiment de solidarité de millions de cubains », a manifesté Soberón en soulignant que « cette délégation (des États-Unis) tente irrespectueusement d’accuser Cuba d’intervention au Venezuela, ce que nous refusons catégoriquement ».
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