« (Je serais) pour que l’ONU soit renforcée, sorte de cette léthargie bureaucratique et qu’elle devienne vraiment un espace de construction de la paix dans le monde », a déclaré la chef de l’exécutif lors de sa conférence de presse quotidienne.
En réponse à une question sur l’inaction de cette entité dans le cas du génocide d’Israël à Gaza et de l’attaque militaire perpétrée samedi par les États-Unis contre le Venezuela, la dirigeante a souligné l’importance du multilatéralisme et de la force de toutes les nations.
« Mais l’ONU doit sortir de sa léthargie. Maintenant vient bientôt l’élection du nouveau titulaire (secrétaire général de l’ONU) et il faut renforcer cette institution. Pas un renforcement bureaucratique, mais son émergence », a ajouté la présidente.
Elle a estimé que la Charte des Nations Unies est toujours en vigueur et qu’elle doit être défendue par tous les pays.
Dans un communiqué lu ce lundi, Sheinbaum a affirmé que face à l’agression militaire de Washington contre le Venezuela, l’enlèvement du président Nicolas Maduro et la perte de vies humaines, le Mexique réaffirme « un principe qui n’est pas nouveau et qui ne tolère aucune ambiguïté ».
« Nous rejetons catégoriquement toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays. L’histoire de l’Amérique latine est claire et sans équivoque : l’intervention n’a jamais apporté la démocratie, le bien-être ni la stabilité durable », a-t-elle déclaré.
En outre, elle a ajouté que « l’Amérique n’appartient pas à une doctrine ni à une puissance », mais aux peuples de chacun des pays qui la composent, en allusion à la Doctrine Monroe, conçue par Washington pour imposer ses intérêts dans la région.
Selon elle, l’action unilatérale et l’invasion ne peuvent constituer la base des relations internationales du XXIe siècle et le continent peut et doit évoluer vers une nouvelle vision fondée sur la coopération plutôt que sur l’intervention.
Sheinbaum a réaffirmé ce lundi que le Mexique est libre, indépendant et souverain et que le peuple y commande, tout en réitérant la disposition de son pays à maintenir une coopération avec les États-Unis, mais sans subordination ni intervention.
peo/jcm/les





