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Le premier ministre du Groenland rejette les pressions des États-Unis

Nuuk, 5 janvier (Prensa Latina) Le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a demandé aujourd’hui aux États-Unis de mettre fin à leurs "fantasmes d’annexion" et de respecter la souveraineté de son peuple, et ce en réponse aux récentes déclarations du président Donald Trump.

Lors d’une publication sur Facebook, Nielsen a rappelé la longue alliance entre le Groenland et Washington, tout en qualifiant d’ « inacceptable et irrespectueuse » la rhétorique nord-américaine qui associe son territoire à des interventions militaires au Venezuela et à des menaces russes et chinoises. Nous ne sommes pas un sujet de discussion entre les grandes puissances, a-t-il déclaré.
Nielsen a souligné que le Groenland est une démocratie avec son propre peuple, et que sa loyauté historique envers les États-Unis ne justifie pas des pressions, des insinuations ou des menaces voilées.
Nous avons fait preuve de responsabilité, de stabilité et d’engagement. Nous exigeons d’être traités avec respect, en particulier par ceux qui se disent nos amis, a-t-il écrit, tout en appelant à ce que tout dialogue soit mené « par les voies diplomatiques appropriées et dans le cadre du droit international ».
Sa réaction s’est produite après les déclarations de Trump la veille, dans lesquelles il a insisté sur le fait que les États-Unis « ont besoin du contrôle du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », invoquant une prétendue incapacité du Danemark à protéger le territoire.
Le dirigeant nord-américain avait déjà proposé d’acheter l’île au cours de son premier mandat et, en mars 2025, il a menacé le Danemark de droits de douane s’il n’acceptait pas de la céder.
Des analystes internationaux consultés par les médias locaux ont estimé que l’insistance de Washington reflète une mentalité coloniale persistante, incompatible avec les principes d’autodétermination et de souveraineté qui régissent l’ordre juridique mondial.
Le Groenland n’est pas une marchandise ou un élément stratégique dépourvu de volonté politique. Son statut d’autonomie au sein du royaume de Danemark doit être respecté sans condescendance impériale, a souligné un expert des relations arctiques.
Bien que le Groenland fasse partie du Royaume de Danemark, il jouit d’une large autonomie depuis 2009 et son gouvernement a réaffirmé sa volonté de dialogue, à condition qu’on lui reconnaisse le droit de décider de son avenir.
L’île abrite une base aérienne étasunienne depuis 1951, en vertu d’un accord de défense signé avec le Danemark dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, mais cela, soulignent-ils à Nuuk, ne donne aucun droit à Washington d’imposer son agenda unilatéralement.
peo/jha/amp

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