Selon Actualité.CD, les déplacés qui se trouvaient dans les camps de Rumonge et de Gatumba ont été réinstallés par le gouvernement burundais à Ruhigi, à environ 60 kilomètres au nord de Bujumbura, car ils survivaient à peine là où ils étaient.
Le média a indiqué qu’ils ne disposaient pas d’aide humanitaire et se sont plaints des difficultés imposées par les conditions climatiques difficiles.
La situation dans l’est congolais s’est aggravée depuis début décembre avec l’avancée de l’Alliance du Fleuve Congo-Mouvement 23 mars (AFC/M23) sur des villes du Sud-Kivu proches de la frontière avec le Burundi, ce qui a motivé le déplacement d’environ 500 000 personnes, d’entre elles environ 85 mille vers le pays voisin.
Fin décembre, le Coordonnateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, a alloué 13,5 millions de dollars au titre du Fonds central pour l’action en cas d’urgence (CERF) des Nations unies pour faire face à l’aggravation de l’impact humanitaire du déplacement provoqué par le conflit.
Sur ce montant, environ 10 millions de dollars ont été affectés à la fourniture d’une aide immédiate en RDC et 3,5 millions de dollars au renforcement des initiatives d’urgence au Burundi.
Les mouvements de ces derniers jours ont surchargé un système déjà fragile, avec des postes frontière et des centres de transit fonctionnant à près du double de leur capacité, où les populations sont confrontées à une grave pénurie alimentaire, d’eau, de logement, de services de protection et de soins médicaux.
« Les nouveaux fonds du CERF soutiendront les communautés déplacées et d’accueil les plus vulnérables dans les provinces du Sud-Kivu et du Tanganyika de la République démocratique du Congo, en se concentrant sur des programmes vitaux », a expliqué Fletcher.
Il a ajouté qu’au Burundi, des ressources supplémentaires seraient affectées à la stabilisation des conditions dans les centres d’accueil, à la réduction du surpeuplement et à l’appui aux relocalisations vers Bweru, tout en fournissant une aide vitale.
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