Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a souligné que devant ce « précédent très dangereux », il aurait souhaité une réponse plus dure de l’UE face aux actions nord-américaines qui ont abouti à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores.
Dans un entretien accordé à la radio SER, Albares a souligné que l’Espagne est à la tête de la réponse mondiale à l’opération nord-américaine et a mentionné le communiqué conjoint signé dimanche par son pays, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l’Uruguay.
Le chef de la diplomatie espagnole a également souligné que la nation ibérique ne craint aucune représailles de la part de Washington face au refus vertical de son gouvernement à l’attaque contre le Venezuela.
Il a précisé que l’idée de dialoguer avec la vice-présidente exécutive du Venezuela, Delcy Rodriguez, maintenant à la tête du pays sud-américain, sera basée sur le fait que la Maison Blanche lui a donné son aval en tant qu’interlocutrice. Mais qu’il discutera également avec l’opposition vénézuélienne et d’autres acteurs.
D’autre part, il a reconnu qu’il n’a eu aucun contact avec l’administration étasunienne en général ni avec son secrétaire d’État, Marco Rubio.
Sur le plan interne, Albares a qualifié de ridicule la position que maintient le conservateur Parti populaire (PP) vis-à-vis du Venezuela.
«La position du Parti populaire en politique étrangère me semble absolument ridicule et absurde », a-t-il assuré en estimant qu’ «aucun gouvernement n’a fait autant pour le Venezuela» que celui de Pedro Sánchez.
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