Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont plaidé non coupable ce lundi d’accusations fédérales de trafic de drogue et de possession d’armes, seulement 48 heures après que des équipes militaires spéciales de l’armée nord-américaine les ont enlevés de force et transportés à New York pour y être jugés.
Les deux ont comparu devant le juge fédéral Alvin Hellerstein au sein de la cour fédérale de Lower Manhattan et, selon les images des chaînes de télévision, ils ont été transportés au milieu de fortes mesures de sécurité depuis le centre de détention métropolitain à Brooklyn quelques heures avant l’audience.
La défense du dirigeant bolivarien a été assumée par Barry Pollack, un avocat expérimenté qui représentait le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et a aidé à négocier l’accord de culpabilité qui a conduit à sa libération en 2024. Dans le cas de Flores, son défenseur est l’avocat basé au Texas Mark Donnelly, selon des documents judiciaires.
L’audience qui vient de se dérouler donne le coup d’envoi de ce qui sera probablement des mois de procédures juridiques préalables à un éventuel procès pénal. Les avocats de la défense des deux inculpés ont déclaré que leurs clients demandent actuellement la libération sous caution.
Le président constitutionnel de la nation sud-américaine et sa compagne ont été enlevés dans ce que le dirigeant Donald Trump a décrit comme une «attaque à grande échelle contre le Venezuela et son leader» après une campagne sans précédent de pression au cours des derniers mois sur Caracas.
Maduro fait face à quatre chefs d’accusation de narco-terrorisme, de conspiration pour importer de la cocaïne et de délits liés aux armes. L’accusation contre Maduro et Flores a été rendue publique samedi et comprend quatre autres co-accusés, dont le fils de Maduro et le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello.
Trump a observée l’opération, qu’il qualifie de « brillante », en temps réel depuis sa résidence de luxe à Mar-a-Lago, comme s’il s’agissait d’une émission de télévision. Et ainsi, devant l’étonnement, le choc et l’indignation d’une grande partie du monde, le dirigeant d’une nation souveraine a été enlevé en pleine nuit.
La coalition anti-guerre ANSWER a averti que les États-Unis commençaient une nouvelle guerre basée sur des mensonges.
Les images de l’attaque et par la suite de Maduro et Cilia menottés rappellent les paroles prononcées il y a 20 ans par le président vénézuélien de l’époque, Hugo Chávez, qui avait alors alerté sur les plans des États-Unis pour l’accuser de trafic de drogue et justifier une intervention au Venezuela.
Ce discours prononcé en 2005 au palais de Miraflores, siège du gouvernement vénézuélien, résonne encore aujourd’hui à la suite des événements qui se sont déroulés dans la nation sud-américaine le 3 janvier dernier.
peo/mem/dfm





