«Par des canaux diplomatiques et autres, nous maintenons un contact intense avec nos amis cubains», a souligné le porte-parole du Kremlin en commentant les informations concernant les problèmes que connaît notamment la plus grande des Antilles avec le carburant pour avions et transporteurs.
À cet égard, il a déploré que les techniques asphyxiantes de la Maison Blanche causent effectivement de graves difficultés au pays.
Face à ce scénario, Peskov a indiqué que Moscou discute avec les autorités cubaines pour trouver des solutions.
« Nous discutons avec nos amis cubains des moyens possibles de résoudre ces problèmes ou, au moins, d’apporter l’aide qui est à notre portée », a conclu le chef du bureau de presse de la présidence russe.
Le gouvernement cubain a présenté le 6 février dernier les mesures qu’il a prises pour faire face à la recrudescence des politiques nord-américaines contre l’île.
« La politique coercitive de Washington a été caractérisée par des poursuites financières et des sanctions secondaires contre les navires et compagnies qui tentent de transporter du carburant dans notre pays, des navires qui sont engagés légalement par Cuba, exerçant son droit comme tout autre État du monde», a indiqué le vice-premier ministre cubain Oscar Pérez-Oliva.
Les initiatives annoncées concernent la production et l’utilisation des combustibles, le secteur de l’énergie, l’agriculture et la santé.
En particulier, les autorités des Antilles ont appelé à une utilisation maximale des capacités internes, tant pour la production d’aliments que pour la production d’électricité à partir de sources renouvelables.
Le 29 janvier, le président nord-américain Donald Trump a signé un décret déclarant une « urgence nationale » face à la prétendue « menace inhabituelle et extraordinaire » que représenterait Cuba pour la sécurité des États-Unis et de la région.
Le texte accuse le gouvernement cubain de s’aligner sur « de nombreux pays hostiles », d’accueillir des « groupes terroristes transnationaux » comme le Hamas et le Hezbollah et de permettre le déploiement sur l’île de « capacités militaires et de renseignement sophistiquées » de la Russie et de la Chine.
Face à ces accusations sans fondement, le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a affirmé que « cette nouvelle mesure met en évidence la nature fasciste, criminelle et génocidaire d’une clique qui a détourné les intérêts du peuple étasunien à des fins purement personnelles ».
Dans ce contexte, la Russie a exprimé sa «ferme volonté de continuer à fournir à Cuba le soutien politique et matériel nécessaire».
«La partie russe a confirmé sa position de principe quant à l’inacceptabilité d’exercer des pressions économiques et militaires sur Cuba, y compris le blocage de l’approvisionnement énergétique de l’île, ce qui pourrait entraîner une grave détérioration de la situation économique et humanitaire dans le pays», a déclaré le ministère des Affaires étrangères du géant eurasien dans un communiqué.
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