Dans une lettre adressée au président du Conseil européen, Antonio Costa, Orban a qualifié d’insoutenable la situation créée par la suspension du transit du pétrole brut par le pipeline de Druzhba depuis le 27 janvier, une action qu’il attribue à des motivations politiques du gouvernement ukrainien.
Ces faits sont irréfutables : il n’existe aucun obstacle technique à la reprise des livraisons de pétrole vers la Hongrie via le Droujba. Seule une décision politique de l’Ukraine est nécessaire, a écrit Orban dans la lettre dont il a diffusé copie sur son compte du réseau social X.
La lettre est une réponse directe aux critiques de l’UE concernant le veto de Budapest à un prêt militaire de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine. Orban a rappelé qu’il était « l’un des membres les plus disciplinés et cohérents » du Conseil, mais a refusé de soutenir le financement de Kiev tant que celle-ci « provoque une crise énergétique en Hongrie ».
Je ne peux soutenir aucune décision favorable à l’Ukraine tant que la situation n’est pas normalisée, a déclaré le chef du gouvernement hongrois, dans un nouveau bras de fer avec les institutions communautaires qui met en évidence les fissures internes dans la politique d’unité quant au conflit avec la Russie.
Les médias locaux soulignent que la position de Budapest reflète une tension croissante entre les intérêts nationaux de certains pays membres et la stratégie commune du bloc. Pendant ce temps, la Hongrie et la Slovaquie travaillent avec la Croatie sur des itinéraires alternatifs pour le pétrole brut russe.
Le gouvernement hongrois a déjà décidé de libérer 250 000 tonnes de pétrole de ses réserves stratégiques pour approvisionner les raffineries de la compagnie MOL, réserves qui, selon des sources officielles, garantissent l’approvisionnement pendant trois mois.
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