La Cour d’appel de Paris a décidé la libération de l’homme politique, malgré la plainte du ministère public national antiterroriste, qui a fait valoir l’opposition des États-Unis, partie civile au procès de 1987.
« C’est à la fois une victoire judiciaire et un scandale politique, par le comportement américain et des présidents de France », a déclaré son avocat Jean-Louis Chalanset en quittant l’audience.
Le mouvement mondial de solidarité avec Abdallah se réjouit également de l’annonce de la libération du militant communiste de 74 ans, condamné à perpétuité pour sa complicité présumée dans l’assassinat de diplomates américains et israéliens.
Selon Chalanset, il craint que son client soit tué par Israël à son retour dans un village libanais, « mais en tout cas, il préfère mourir libre et comme un résistant ».
Depuis 1999, Abdallah est éligible pour quitter la prison, mais les dix recours introduits auparavant n’ont pas abouti, à l’exception d’un en 2013.
La justice avait accepté sa liberté en échange de son expulsion de France, mais Washington avait fait pression et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, n’avait pas permis que cela se produise.
Pour le moment, les détails de sa sortie de prison et du pays n’ont pas été révélés.
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