Dans ses paroles après la prière de l’Angélus, prononcées ce dimanche au Vatican devant des milliers de personnes réunies sur la place Saint-Pierre, le Souverain Pontife a exprimé que sa pensée va à ce qui se passe ces jours-ci au Moyen-Orient.
Il s’est référé en particulier à la situation en Iran et en Syrie où, selon lui, « les tensions persistantes causent la mort de nombreuses personnes » et a exprimé l’espoir que « le dialogue et la paix soient cultivés avec patience, en recherchant le bien commun de toute la société ».
Il a également parlé du conflit en Ukraine et réitéré son appel à la cessation de la violence et à l’intensification des efforts de paix.
Le 9 janvier dernier, au cours d’une audience avec les membres du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, Léon XIV a également évoqué la situation complexe dans laquelle se trouve le Venezuela à la suite de l’attaque des États-Unis, ainsi que des tensions dans les eaux des Caraïbes et du Pacifique latino-américain.
« Je renouvelle mon appel pour que la volonté du peuple vénézuélien soit respectée et qu’on travaille pour la protection des droits humains et civils de tous, et pour la construction d’un avenir de stabilité et de concorde », a-t-il souligné.
L’évêque de Rome a alors déclaré que « l’augmentation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long de la côte pacifique américaine est aussi un motif de profonde préoccupation », en référence claire à la présence dans cette zone de forces militaires étasuniennes, et ce sous prétexte d’une prétendue lutte contre le trafic de drogue.
« Je souhaite renouveler mon appel ardent pour que l’on recherche des solutions politiques pacifiques à la situation actuelle, en tenant compte du bien commun des peuples et non de la défense d’intérêts partisanes », a-t-il ajouté.
Le Saint-Père a déploré que « la guerre est de nouveau à la mode et l’enthousiasme belliqueux se répand. Le principe établi après la Seconde Guerre mondiale, qui interdisait aux pays de recourir à la force pour violer les frontières d’autrui, a été brisé ».
Au milieu du panorama si menaçant de notre temps, « la faiblesse du multilatéralisme est un sujet de préoccupation particulière au niveau international », a-t-il estimé, car « la diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus entre toutes les parties est en train d’être remplacée par une diplomatie fondée sur la force ».
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