L’organisation a également indiqué que les femmes enceintes et les nourrissons sont les principales victimes de ce fléau, et elle indique comme région la plus touchée par la crise alimentaire la ville de Mubi, dans l’État d’Adamawa, où les hospitalisations dans les centres de santé ont augmenté de près de 25 %.
Les observateurs politiques attribuent cette augmentation de la malnutrition au Nigeria à l’insécurité, au climat et aux difficultés économiques dans les régions les plus touchées.
De même, les Nations unies prévoient qu’en 2026, plus de 34 millions de personnes au Nigeria n’auront pas assez à manger pour nourrir leur famille – le chiffre le plus élevé depuis six ans.
À cela s’ajoute le fait que dans le centre et le nord-ouest du Nigeria, des bandes armées opèrent des assauts et des enlèvements massifs pour demander des rançons, ce qui a déjà provoqué des dommages dans les régions agricoles et le déplacement de populations paysannes face au vandalisme régnant.
Dans les régions du nord du pays, parmi les plus peuplées d’Afrique, opèrent plusieurs groupes islamistes comme Boko Haram et sa faction ouest-africaine de l’État islamique (ISWAP) ou le dénommé Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, qui se consacrent aussi à des enlèvements et à des attaques armées contre des villages, écoles et églises chrétiennes.
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