La Chambre de reconnaissance a déterminé que ces crimes faisaient partie d’un schéma articulé par la stigmatisation de la population civile comme membre ou collaborateur des milices et les accords de non-agression et de collaboration entre membres de la force publique et paramilitaires.
Ce schéma, a souligné le tribunal, s’est manifesté dans des actes commis directement par les militaires et la police, des actions conjointes avec des paramilitaires et des crimes exécutés par ces groupes sous des accords de non-persécution et d’impunité.
Il a signalé la découverte de 951 actes de victimisation qui ont affecté 891 personnes dans la Commune 13 de Medellin et les zones environnantes de cette ville du nord-ouest entre 2001 et 2004.
L’ensemble provisoire des faits comprend 87 victimes de disparition forcée, 80 d’homicide, 289 de déplacement forcé, 74 de coups et blessures, 34 de torture, 7 de violences sexuelles et 380 victimes de privations graves de liberté.
La Chambre a reconstruit les opérations militaires et policières, en particulier Mariscal y Orión, et a constaté que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis contre la population civile au cours de leur exécution.
Parmi les douze principaux responsables figurent les généraux à la retraite Mario Montoya et José Gallego, auxquels la Chambre a attribué une responsabilité pour omission.
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