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Les 9 boliviens détenus au Chili seront expulsés

Par Fausto Triana
Santiago du Chili, La Paz, 22 juin (PL) Les sentences dictées à l’encontre des neuf citoyens boliviens détenus au Chili, puis la décision de les expulser du pays austral, ont accentué le long différent entre les deux pays fâchés depuis 1978.

La Bolivie a reçu avec un goût amer la décision de la juge Isabel Peña, laquelle à déterminer l’expulsion des neuf fonctionnaires détenus depuis le 19 mars dernier lors d’un incident frontalier confus.

Le sujet a envenimé les relations complexes entre la Bolivie et le Chili, de fait restreintes à un niveau consulaire.

Avant l’annonce du jugement, le Ministre des Relations Extérieures du Chili, Heraldo Muñoz, a appelé à « éviter de politiser des situations judiciaires et que, si c’est le cas, on en tire les conclusions pour le futur ».

Ses commentaires par un communiqué de presse, dans lequel il a insisté sur le fait que son « Gouvernement respecte les jugements des tribunaux et les applique intégralement, dans la ligné de l’indépendance et de la séparation des pouvoirs de l’État », ont donné lieu à des réactions immédiates.

Le président bolivien, Evo Morales, et plusieurs autorités du pays des hauts plateaux, ont qualifié le résultat du procès de manipulation politique et d’acharnement. Ils ont avancé qu’ils poursuivrons leurs plaintes pour violation des droits de l’homme.

Après une longue lecture des procès verbaux, la juge a déclaré les inculpés coupables des délits de vol avec intimidation et contrebande, et deux d’entre-eux également pour port d’arme illégal.

Les peines, de trois ans et un jours de privation de liberté, seront commuées par l’expulsion du territoire, sous un délai de 30 jours. Ils devront également payer une amende individuelle de 32 millions de pesos (près de 48 mille dollars chacun).

Il est important de souligner que le groupe de boliviens à toujours nié les faits. Mais ils se sont déclarés coupables pour pouvoir obtenir leur liberté dans un jugement simplifié.

Selon Evo Morales, cette sanction est « une vengeance du Chili pour la plainte déposé par son pays devant la Cour International de Justice (CIJ) de La Haye pour obtenir une sortie souveraine à la mer ».

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