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Face à la rhétorique belliciste des États-Unis, les soutiens au Venezuela se multiplient

La Havane, 15 août (PL) Les leaders latino-américains ont manifesté leur soutien au peuple et au gouvernement du Venezuela face à la rhétorique guerrière croissante des autorités étasuniennes contre cette nation sud-américaine.

 Le président de la Bolivie, Evo Morales, a rejeté les déclarations émises par le second mandataire nord-américain, Mike Pence, lors de sa visite de 48 heures en Colombie.

« Le vice-président Pense insinue que le Venezuela serait un danger pour les États-Unis. Le seul danger pour le monde c’est la haine raciale que lève les murs de violence », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

En Colombie, le vice-mandataire étasunien a réaffirmé la sévère posture des États-Unis au sujet du Venezuela, laquelle n’exclue pas une « option militaire », et a assuré qu’il travaillera dans ce sens avec ses alliés de la région.

À ce sujet sujet, le chef d’État bolivien a signalé dans un autre message sur les réseaux sociaux un « Interventionnisme inacceptable : depuis la Colombie, les États-Unis accusent le Venezuela de dictature et d’État défaillant pour justifier une intervention militaire ».

Par ailleurs, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a également rejeté la menace d’une action belliqueuse proférée par le mandataire étasunien contre la nation sud-américaine, et a rappelé que l’Amérique Latine et les Caraïbes ont été déclarés comme « zone de paix ».  

Le leader du Front Sandiniste de Libération Nationale a souligné qu’il s’avère « lamentable que des menaces soient lancées contre des peuples frères, alors que devrait prévaloir le dialogue, la stabilité et la sécurité ».

« Après les déclarations d’ingérence de Trump, même les gouvernements qui ont des positions contraires à la République Bolivarienne du Venezuela ont coïncidé sur le fait que personne ne souhaite une intervention militaire des États-Unis » , a-t-il insisté.

Par preuve, les autorités du Costa Rica, par le biais de leur chancelier Manuel Gonzalez, ont exprimé leur « rejet catégorique d’une possible intervention armée au Venezuela ».

« Le Costa Rica rejette catégoriquement la menace de l’usage de la force militaire pour une intervention dans ce pays », a-t-il affirmé dans sa première déclaration en faveur du Venezuela, puisque dans les communiqués précédents il avait soutenu les actions de l’opposition vénézuélienne dans le but de renverser le gouvernement constitutionnel de Nicolas Maduro.

Aux critiques de la rhétorique belliciste étasunienne, formulées par des autorités latino-américaines, se sont ajoutées les actions et démarches d’organisations sociales du continent, comme celles du Comité Anti-impérialiste de Solidarité avec le Venezuela en Équateur (Cevecu).

« Les mesures de Trump répondent à un plan qui a pour but de déstabiliser le gouvernement démocratique du Venezuela. Ces menaces prétendent entraîner l’Amérique Latine et les Caraïbes vers un conflit qui altérerait de façon permanente la stabilité, la paix et la sécurité dans la région », est-il jugé dans un communiqué.

Ce communiqué fait suite aux récentes déclarations du président équatorien Lenin Moreno, lequel a élevé la voix en faveur du respect à l’autodétermination des peuples et de la non-ingérence.

Moreno a insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif et démocratique pour restaurer la paix et sortir de cette situation concernant la nation sud-américaine.

Indépendamment des différences existantes au sujet de la scène politique vénézuélienne, les gouvernements latino-américains ont coïncidé sur le fait de rejeter catégoriquement la possibilité d’une intervention armée dans ce pays.

peo/lma/wup

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