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Cameroun : un attentat et la réaction officielle qui l´a suivi provoquent un exode dans diverses régions

Yaoundé, 9 novembre (Prensa Latina) De nombreux camerounais et camerounaises marchent aujourd´hui vers des pays voisins, en particulier vers le Nigeria, suite à l´attentat hier contre un poste de contrôle qui a couté la vie à deux agents des forces de sécurité.

Un communiqué officiel accuse des membres de la communauté anglophone, du nord-est et de l´ouest du pays, d´être responsable de cet attentat. Cette communauté se plaint d´être marginalisée par les autorités et la population francophone du pays. Ce conflit date de l´indépendance du pays en 1961.

Le ministre de l´Information, Issa Tchiroma, a assuré à la presse que les assaillants avaient pris la fuite après s´être emparés des armes des militaires tués et de certains blessés lors de cet attentat qui a eu lieu dans la ville de Jakiri, aux alentours de Bamenda, la capitale de la région du nord-est du pays. Le ministre a refusé de donner plus de détails.

Les deux zones anglophones du Cameroun sont sous le coup de la loi martiale depuis septembre 2016, lorsqu´un attentat a blessé trois militaires. Un mois plus tard les représentants de ces régions ont émis une déclaration symbolique d´indépendance, se basant sur ce qu´ils qualifient comme « une erreur dans la formation du pays suite à son indépendance du colonialisme français ».

Dans un effort pour apaiser les tensions, le président Paul Biya a appelé à un dialogue dans le but d´écouter les demandes de la population anglophone et a ordonné la libération de leaders régionaux, mais les tribunaux en ont gardé certains en prison « compte tenu de la gravité des faits qui leur sont reprochés ».

peo/mem/msl

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