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L´ex-guérilla colombienne rejette les décisions du Congrès et de la Cour Constitutionnelle

Bogotá, 16 novembre (Prensa Latina) La direction de la FARC a aujourd´hui exprimé un ferme rejet des dernières décisions du Sénat et de la Cour Constitutionnelle de Colombie au sujet de la Justice Spéciale de Paix (JSP, procédure particulière pour juger les personnes impliquées dans le conflit colombien).

Lors d´une conférence de presse dans cette capitale, les dirigeants du parti Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC) ont surtout remis en question la modification adoptée par le Congrès qui interdit aux militants pour les droits de l´homme d´être magistrat de paix.

Le dirigeant du Conseil Politique National de la FARC, Ivan Marquez, a ajouté qu´il y a un « flagrant manquement à la loi d´amnistie qui a empêché la remise en liberté de tous les ex-guérilleros, et ce malgré ce qui a été accordé à La Havane ».

Quant à la décision de la Cour Constitutionnelle, il a souligné le fait que « malgré qu´elle légitime la JEP, elle en exclue les tiers civils et les agents de l´État avec de graves responsabilités ».

« Je dis à la Cour, que ce qui a été accordé l´a été pour en finir avec le conflit et l´impunité, et que le système de justice décidé ne peut exclusivement atteindre un seul mais bien tous les acteurs de ce conflit. Qu´ils aient porté l´uniforme ou non », a-t-il indiqué.

« C´est en ce sens qu´ils sont en train de rendre la JSP comme une justice conçue exclusivement pour les anciens membres des FARC-EP (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple) », a-t-il assuré, avant d´ajouter : « Que le contenu de l´accord de La Havane soit respecté ».

Ila ensuite jugé qu´il y a un discours hypocrite envers les victimes et qu´il est incroyable qu´aucun défenseur des droits de l´homme ne puisse faire partie de la JSP en tant que magistrat.

Carlos Antonio Lozada, également dirigeant de la FARC, a dénoncé en conférence de presse ce qu´il qualifie de « combinaison du non-respect total des accords signés par l´État ».

Pablo Catatumbo, un autre membre du Conseil Politique National de la FARC, a quant à lui annoncé qu´ils auront recours à des instances internationales pour que l´accord de paix soit respecté.

« Vu l´état actuel des choses, ce processus de paix est uniquement sauvé par la mobilisation massive du peuple dans les rues », ont-ils concluent d´un commun accord.

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