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L´ONU prévient des problèmes du processus de paix en Colombie

Bogotá, 22 novembre (Prensa Latina) Le chef de la mission de l´ONU en Colombie, Jean Arnault, a aujourd´hui mis en garde contre l´abandon d´ex-comabattants des FARC-EP des espaces de réincorporation face à une perte de confiance envers les accords signés avec le gouvernement.

Selon Arnault, seuls 45 pour cent des ex-guérilleros qui ont participé au processus de paix avec le gouvernement sont toujours dans les Espaces Territoriaux de Formation et de Réincorporation (ETCR, selon ses initiales en espagnol).

Lors du Forum Colombie 2020, le haut fonctionnaire a affirmé que « les anciens guérilleros étaient huit mille dans ces zones le 20 mai, lorsque le désarmement s´est terminé. Il en restait 70 pour cent en août, et aujourd´hui seulement 45 pour cent ».

Il a toutefois précisé que cela ne veut pas dire qu´ils aient opté pour rejoindre des dissidences des FARC-EP.

« Un certain nombre d´ex-guérilleros ont voulu se réunir avec leur famille, faire de la politique, chercher à se réincorporer par leurs propres moyens. Cependant, la majorité des sorties sont attribuées à la perte de confiance dans le processus de paix », a-t-il souligné.

Il a également précisé que les bases de données des autorités ne sont pas actualisées, ce qui implique que des anciens membres des FARC-EP qui sont accrédités par l´Office du Haut Commissaire pour la Paix sont toujours détenus par la police, et que d´autres ont des difficultés pour accéder au système bancaire et à signer des contrats avec l´État.

Il a insisté sur la « nécessité de faciliter et d´accélérer l´accès à la terre comme une propriété, compte tenu du fait que 77 pour cent des anciens combattants sont des paysans ».

Par le biais du Haut Commissaire pour la Paix, Rodrigo Rivera, le gouvernement s´est montré surpris et a contesté les déclarations du représentant des Nations Unies.

« Nous déplorons que l´ONU n´ait pas utilisé les voies diplomatiques et les espaces de travail avec le gouvernement pour faire part de ces préoccupations qui, sans aucun doute, provoquent une alerte qui ne correspond pas à la réalité », a-t-il indiqué.

Le représentant du gouvernent a jugé qu´en « matière de réincorporation des anciens membres des FARC-EP, les avancées sont plus nombreuses que les retards ».

peo/agp/tpa

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