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Fujimori : de prisonnier privilégié à gracié de luxe

Lima, 5 janvier (Prensa Latina) L´ex-président péruvien Alberto Fujimori a passé sa première nuit installé dans une luxueuse maison, après avoir occupé pendant 11 ans une prison exclusive et privilégiée dans un poste de police de l´Est de cette capitale.

La résidence, de deux mille mètres carrés, située dans un ensemble de logements fortifié du quartier le plus exclusif de la commune de Lima La Molina, a une piscine, cinq chambres avec salle de bain indépendante, un ample jardin et autres commodités.

Alors qu´il était emprisonné dans une prison exclusive, construite pour lui au sein d´un poste de police, sa détention a été, comme toute privation de liberté, exceptionnellement commode.

L´ancien mandataire, condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l´humanité et corruption, disposait alors d´une ample chambre avec lit orthopédique, une immense télévision, une cuisine totalement équipée et une large salle de visite.

Mais il comptait également sur une autre pièce dans laquelle il pouvait s´adonné à son passe-temps, la peinture, puis sur un ample patio et un jardin dans lequel il cultivait des fleurs.

Son médecin personnel avait un accès permanent au prisonnier, lequel recevait des visites illimitées de jour comme de nuit. Et lorsque Sachi, l´une de ses filles, s´est mariée, le mariage religieux a eu lieu dans la chapelle de la caserne en présence de membres de la famille et d´invités qui ont partagé une réception avec le père de la dite mariée.

Les conditions dont profitait Fujimori démontrent, pour ceux qui critiquent la grâce qui lui a été accordée, qu´il semble difficile que sa santé ait été mise en danger jusqu´au risque de mourir en raison de cet enfermement. C´est pourtant ce qu´a soutenu un rapport médical qui a appuyé cette grâce accordée le 24 décembre par le président Pedro Pablo Kuczinski.

Par ailleurs, dans une petite cellule de ce même poste de police, se trouve depuis juillet dernier l´également ex-président Ollanta Humala, en prison préventive pour un supposé blanchiment d´argent. Ses visites sont limitées et réglementées.

En 2014, Humala a refusé une demande de grâce présidentielle pour Fujimori après qu´un groupe d´experts médicaux est estimé que sa vie ne courrait aucun danger. Lors de son opposition à cette demande il a également invoqué la gravité des crimes commis, ainsi que le refus du condamné d´admettre sa culpabilité et de se repentir.

peo/rc/mrs

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