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Le Conseil de Sécurité de l’ONU a débattu sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie

Nations Unies, 5 avril (PL) Le directeur-adjoint du Haut Représentant des Nations Unies pour les Affaires de Désarmement, Thomas Markham, s’est exprimé aujourd’hui sur l’élimination des armes chimiques en Syrie et il a réitéré le manque de preuves susceptibles d’étayer les accusations contre le Gouvernement Syrien.

Selon ses explications au Conseil de Sécurité de l’ONU, les efforts pour détruire les installations de production d’armes chimiques dans ce pays du Moyen-Orient se poursuivent.

Une équipe de la Mission d’Investigation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (Opaq) est sur place, à Damas. Elle continue ses investigations concernant les dénonciations d’utilisation d’armes chimiques, a-t-il indiqué.

Markram a mis l’accent sur le fait que les conclusions de la Mission d’Investigation de l’Opac n’impliquent pas l’attribution de responsabilités dans les cas où l’utilisation d’armes chimiques est avéré.

Un Mécanisme Conjoint d’Investigation a été créé à cette fin, mais, très malheureusement, son mandat n’a pas été renouvelé, a expliqué ce haut représentant de l’ONU.

Il a aussi fait remarquer que le secrétariat technique de l’Opac se trouve toujours dans l’incapacité de confirmer l’intégrité et l’exactitude de la déclaration syrienne.

Les dénonciations d’utilisation d’armes chimiques dans ce pays soulignent la nécessité de trouver des solutions le plus rapidement possible et d’aboutir à un accord sur un mécanisme de rendement de comptes approprié, a-t-il insisté.

Pour sa part la représentation de la Syrie auprès de l’ONU a condamné l’utilisation des armes chimiques par les groupes terroristes qui attaquent diverses parties du pays.

Damas a envoyé à l’ONU plus de 130 lettres contenant des informations sur l’emploi de ce type d’armement, mais le Gouvernement syrien n’a pas obtenu une seule réponse, ne serait-ce qu’un seul mot, a regretté la délégation syrienne.

Damas a également dénoncé le fait que certains États qui se proclament ennemis du terrorisme sont les mêmes qui fournissent des armes chimiques  à des groupes extrémistes dont le passé est une accumulation de guerres et de pillages.

Malgré le chantage politique, la guerre contre le terrorisme se poursuivra, a affirmé avec force la délégation syrienne pendant la session du Conseil de Sécurité de ce mercredi.

La Bolivie a exhorté les diverses parties à effectuer une enquête approfondie et concluante tout en soulignant la nécessité de pouvoir faire confiance à un mécanisme permettant d’identifier les auteurs de ces délits afin qu’ils soient dûment jugés. De même, elle s’est dite opposée à l’application de sanctions unilatérales à ce sujet et a rejeté la tendance à politiser le problème.

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