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La volonté de renouer le dialogue refait son apparition au Nicaragua

Managua, 29 mai (Prensa Latina) Alors que la rue connaît une nouvelle journée de violence, la commission mixte (trois plus trois) pour le dialogue national au Nicaragua a aujourd’hui manifesté sa volonté de reprendre les conversations afin de surmonter la crise dans le pays.

Après plusieurs heures de négociations à huis clos, la délégation du gouvernement et l’Alliance Civique pour la Justice et la Démocratie (c’est le nom que se donne l’opposition) ont fait paraître un communiqué appelant à la fin immédiate de toutes forme de violence.

Ce communiqué demande également que soient respectées les recommandations que fera la Commission Inter-Américaine pour les Droits de l’Homme (CIDH) appelée visiter le pays dans ce contexte de crise socio-politique

D’autre part, les deux parties demandent que cesse toute agression envers les médias, de quelque bord qu’il soit.

Ils ont également exhorté les milieux de la presse diffusant de fausses informations qui attisent la violence à s’abstenir de telles pratiques et ont condamné les attaques contre l’Université Nationale d’Ingénierie (UNI) et la chaîne de radio « Tu Nueva Radio Ya ».

De même, l’Alliance Civique pour la Justice et la Démocratie a réaffirmé son engagement à trouver un compromis et à faire paraître un message pour que le blocage des routes dans tout le pays soit appliqué avec davantage de flexibilité.

« Nous le répétons : le succès du dialogue requiert un climat propice. L’unique chemin admissible pour renforcer la démocratie dans ce pays est la paix », fait savoir l’Eglise catholique dans un récent communiqué.

La Conférence Episcopale, médiateur et témoin de ces conversations entre le gouvernement et l’opposition, a suspendu le dialogue mardi dernier jusqu’à ce que ladite commission mixte parvienne à établir un agenda commun aux deux parties et qui puisse justifier de la reprise des négociations.

Pendant tout ce temps, Managua a vécu une journée de lundi marquée par des affrontements violents à l’UNI et dans ses environs, journée qui s’est soldée par un nombre de blessés difficile à chiffrer pour le moment et par l’incendie, par des groupes de vandales, des installations de la chaîne « Tu Nueva Radio Ya ».

Rosario Murillo, vice-présidente de la République, a qualifié d’odieux cet acte perpétré contre la chaîne.

« Nous rejetons cette culture de la haine qui cause tant de mal et qu’il nous a coûté tant d’années à éradiquer », a-t-elle déclaré dans un message de solidarité envers les travailleurs dans cette chaîne.

De l’avis de la vice-présidente, ces actes insensés n’ont rien à voir avec l’esprit chrétien est solidaire propre au Nicaragua.

« Et, soudain, voilà qu’ils veulent importer chez nous d’autres cultures, où l’individualisme est roi et où, surtout, la haine fait tant de morts . En vérité, aujourd’hui est une journée de douleur », a-t-elle affirmé avec force.

Le 18 avril dernier, au Nicaragua, une vague de violence sans précédent ces dernières dizaines d’années a déferlé sur le pays à la suite des protestations contre les réformes de la sécurité sociale proposées par le gouvernement, réformes qui ont été ensuite retirées ce qui n’a pas empêché d’autres manifestations auxquelles se sont ajoutées de nouvelles revendications politiques.

D’après les observateurs, les dites réformes ont servi de prétexte pour mettre en marche un plan dirigé de l’extérieur visant à déstabiliser le pays et à renverser son gouvernement sandiniste.

peo/jcm/acl/cvl

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