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Augmentation du nombre de points de concentration de camionneurs grévistes au Brésil

Brasilia, 30 mai (Prensa Latina) Voilà sept jours que le secteur des transporteurs autonomes paralyse le Brésil pour protester contre la politique des carburants du gouvernement de Michel Temer mais, loin de diminuer, le nombre de points de concentration de camionneurs grévistes est allé grandissant pour atteindre aujourd’hui le chiffre de 616.

Cette information a été confirmée à la presse par la Police Fédérale de la Route (PRF est son sigle en portugais) qui s’est cependant refusée à reconnaitre l’existence d’un quelconque blocage permanent des routes du pays.

La veille, le directeur général de la PRF, Renato Dias, avait utilisé le terme blocage pour la première fois et avait avancé le chiffre  de 594 pour les points de regroupement de transporteurs.

Il reste un long chemin à parcourir avant de pouvoir parler de « normalisation » a reconnu ce mardi le ministre-en-chef de la Maison Civile, EliseuPadhila, qui a insisté  sur le fait que, dimanche dernier, le président Michel Temer « a répondu de manière exhaustive » aux demandes des grévistes et que « le gouvernement est en train d’accomplir toutes ses promesses ».

Maintenant, le gouvernement accuse des groupes d’ « infiltrés » poursuivant des fins politiquesd’être responsables de la poursuite de la grève et d’intimider les camionneurs qui désirent reprendre le travail.

Dans un entretien accordé aujourd’hui à TV Brasil, Temer a assuré que l’exécutif avait fait tout son possible pour trouver une solution  et qu’il a utilisé « toutes les ressources gouvernementales » pour répondre aux demandes des grévistes sans nuire aux intérêts de Pétrobras, compagnie d’état, dont la politique de prix à mis le feu aux poudres.

« Au point où nous en sommes, il ne nous reste rien à négocier ou à proposer » a indiqué le locataire du Palais de Planalto, qui, optimiste, estime que « la situation reviendra à la normale aujourd’hui ou demain ».

Temer, Eunicio Oliveira, membre du Sénat Fédéral, et Rodrigo Maia, membre de la Chambre des Députés ont aujourd’hui fait paraitre un communiqué commun dans lequel ils encouragent toutes les personnes engagées dans des manifestations à reprendre le travail et permettre à tous les brésiliens de retrouver une vie normale.

Dans une conférence de presse donnée aujourd’hui, le chef de Cabinet de la Sécurité Institutionnelle du Brésil, le général Sergio Etchegoyen, a admis que, dans trois Etats, la force a été employée pour réprimer des manifestants, excités par la grève des camionneurs autonomes.

Les trois Etats concernés sont Piaui, Acre et Maranhao , »mais cela n’a pas porté à conséquence », a affirmé le général en précisant que le seul Etat où l’on a dû procéder à des arrestations a été Maranhao et celles-ci n’ont pas concerné des camionneurs mais des manifestants qui tentaient d’obstruer le passage de convois transportant du combustible ».

Il existe encore des  » manifestations opportunistes » à l’intérieur des villes qui, apparemment, sont en lien les-unes avec les-autres, mais nous allons nous occuper de ce problème », a-t-il menacé.

Il a aussi ajouté que des couloirs permettant le ravitaillement en combustible et autres denrées ont été créés et qu’ils fonctionnent; mais il n’écarte pas l’hypothèse que l’un d’entre eux puisse connaitre ce qu’il a appelé « un petit problème ponctuel momentané ».

Depuis le 21 mai dernier, les camionnes autonomes sont en grève; ils demandent la diminution  et la stabilité du prix du diésel. Cette damande va à l’encontre de la politique adoptée il y a un an par Petrobras qui ajuste le prix des combustibles de manière quasi quotidienne.

peo/jcm/mpm

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