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Au Nicaragua, le blocage des routes et des rues persiste

Managua, 6 juin  (Prensa Latina) Les barricades dans les rues et le blocage de routes se poursuivent dans diverses villes du Nicaragua alors que le nombre de morts et de blessés augmente et que le pays reste plongé dans une crise sociopolitique depuis le 18 avril dernier.

La Police Nationale a rapporté que, dimanche, deux personnes étaient mortes et 30 autres avaient été blessées, parmi lesquelles huit agents des forces de l’ordre, ce qui fait un total de quatre morts et 32 blessés pour cette fin de semaine.

Tout ceci est la conséquence des actes terroristes conduits par des groupes de délinquants cagoulés, utilisant des armes à feu artisanales, des mortiers et des cocktails Molotov, selon la commissaire-en-chef Vilma Rosa Gonzalez, chargée de la Direction des Relations Publiques de la police.

Gonzalez a également répété que ces groupes maintiennent leurs barricades et continuent à bloquer les routes dans divers endroits du pays, refusant ainsi le droit à la libre circulation aux conducteurs et aux piétons et portant un tort considérable aux infrastructures vitales du pays.

S’adressant à la nation à l’occasion du décès du cardinal légat du pape, Miguel Obando y Bravo, grand défenseur et promoteur de la paix dans son pays, le président Daniel Ortega a réitéré son invitation au dialogue national.

En accord avec les engagements du défunt légat, nous confirmons au pape François, au cardinal Leopoldo Barnes, et à la Conférence Episcopale, ainsi qu’à toutes les familles du Nicaragua, notre confiance en un dialogue national, seul chemin pour retrouver la paix et la sécurité, a déclaré  Ortega dans un texte cosigné par la vice-présidente, Rosario Murillo.

Selon ce texte, l’apport du cardinal Obando y Bravo au dialogue, à la vie et à l’unité est inestimable. Il constitue un héritage et une voie que nous devons suivre pour trouver une issue à la crise sociopolitique que traverse le pays.

Le 18 avril une vague de violence a déferlé sur le Nicaragua, résultat des protestations contre les réformes de la sécurité sociale proposées par le gouvernement. Par la suite, ces réformes ont été retirées mais les manifestations ont continué et d’autres demandes politiques sont apparues.

Les observateurs estiment que ces réformes ont servi de prétexte pour mettre en marche un plan dirigé de l’extérieur visant à déstabiliser le pays et  renverser le gouvernement sandiniste.

peo/tgj/acl

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