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L’Argentine se réveille en grève

Buenos Aires, 25 juin (Prensa Latina)Ni écoles, ni transports, ni banques, ni commerces: l’Argentine se réveille aujourd’hui avec une grève générale lancée par la Confédération Générale du Travail (CGT), la troisième organisée par ce même syndicat ouvrier contre les ajustements économiques du Gouvernement.

Les porte-paroles de la CGT le disaient depuis des jours, la grève d’aujourd’hui risque d’avoir une ampleur suffisante pour que plusieurs services s’en trouvent affectés dès le petit matin. Les transports aériens,  par exemple, pourraient voir plusieurs vols annulés et certaines lignes fermées.

Cette grève de 24 heures est nationale et touche presque tous les secteurs.  Elle est une réponse à diverses mesures prises par l’Exécutif de Mauricio Macri, parmi lesquelles le soutien demandé au FMI et des négociations paritaires salariales qui ne parviennent pas à aboutir.

D’autres syndicats se sont joints à la CGT: la Centrale des Travailleurs d’Argentine (CTA), et sa sœur, la CTA Autonome, auxquels il faut ajouter les syndicats de la banque, de la santé, de l’éducation et de la justice. Tous sont d’accord pour envoyer au gouvernement le même message: il faut suspendre les mesures d’ajustement qui ont des répercussions si néfastes sur le pouvoir d’achat des travailleurs.

Aujourd’hui, aucun service collectif ne sera assuré; il n’y aura ni trains, ni métros, ni taxis, ni cours; les écoles, et beaucoup de commerces fermeront leurs portes toute la journée; il faut s’attendre à ce que presque toutes les rues de Buenos Aires soient désertes.

Bien que les organisateurs de la grève n’aient pas appelé à manifester, certaines organisations politiques ont prévu des réunions et des activités diverses, notamment au pied de l’Obélisque de Buenos Aires. D’autres ont prévu de bloquer l’accès au pont Pueyrredon, côté ouest, en face de l’Hôpital Posada, ou celui de l’avenue General Paz, en face de l’Institut National de Technologie, deux institutions mises à mal par les coupes dues à l’austérité.

Après un dialogue  peu concluant, les porte-paroles de la CGT ont remis au Gouvernement un pli contenant des pétitions, exprimant ainsi son rejet de la politique économique de Macri, son refus d’accepter l’augmentation des tarifs dans les services publics et sa condamnation des accords passés avec le FMI.

La CGT demande aussi une augmentation des salaires de plus de 15 pour cent, ce chiffre étant l’objectif que s’était fixé l’Exécutif pour l’inflation, objectif qu’il a été incapable de tenir puisque les dernières prévisions font état d’une inflation au-dessus de 25 pour cent.

peo/agp/may

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