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José Mugica renonce à son poste de sénateur

Montevideo, 5 août  (Prensa Latina) L’ancien président de l’Uruguay (2010-2015), José Mujica, a annoncé à Montevideo qu’il se retirera de son poste de sénateur le 14 août prochain, mais il a précisé qu’il ne s’éloignerait ni de la vie politique, ni de la législature.

Ma décision ne signifie pas que j’abandonnerai la vie politique,  » ni que je renoncerai à me battre pour influer sur la candidature à la présidence « , mais « je me mettrai en retrait en ce qui concerne la propre bataille des idées », a déclaré José Mujica, qui est actuellement sénateur du Front Ample (FA).

Lors d’un entretien avec la presse locale, il a tenu à souligner qu’au lieu de prendre congé, il a décidé de se retirer car  » je sens que je ne vais pas avoir suffisamment d’énergie pour assister aux débats du Parlement tout en honorant les engagements que j’ai pris pour me rendre à l’étranger et auxquels je ne peux pas me soustraire ».

En ce moment, je suis lié par de nombreuses obligations hors du pays et  » je crois que je dois leur donner la priorité », a affirmé l’ancien président qui a prévu de se rendre en Argentine, en Espagne, en Italie et en France à partir du 21 août prochain.

Il a expliqué que sa résolution ne signifie pas qu’il s’éloignera de la politique et qu’il restera disponible pour aider les gens qui le remplaceront à résoudre certains problèmes.

D’après l’ancien président, « la faculté qu’ont les hommes à penser et à rêver dépasse de beaucoup la capacité qu’ils ont à concrétiser leurs projets et leurs rêves » mais, assure-t-il,  » mon retrait n’est pas quelque chose de fondamental pour l’avenir législatif de mon pays car il existe des gens extrêmement capables pour me remplacer ».

Interrogé sur ce qui lui a donné le plus de satisfaction  pendant son séjour au Sénat, José Mujica, qui a 83 ans, a répondu : » toutes les lois positives qui ont contribué à améliorer la répartition des richesses ».

Il a avoué que « les efforts du Parlement ne sont pas toujours reconnus à leur juste valeur » et que  » celui-ci n’acquiert toute son importance que lorsque survient une dictature et que nous le perdons ». « C’est alors que nous nous rendons compte de sa juste valeur; mais une fois le danger passé, nous l’oublions à nouveau ».

Quant à la prochaine campagne électorale de 2019, José Mujica, en  tant que dirigeant  du Mouvement de Participation Populaire, a déclaré vouloir y prendre part et aider à la victoire du FrenteAmplio (Front Ample) auquel il appartient… s’il est encore en vie.

Il assure qu’il aimerait, si possible, « devenir le député de l’endroit où il prendra sa retraite ». Quant aux présidentielles de l’année prochaine, « le meilleur serait d’avoir un président indépendant, mais je ne sais pas si nous y arriverons ».

D’après lui,  » le Front Ample risque d’avoir des problèmes  avec le changement de génération, c’est-à-dire, avec des personnes qui voient l’avenir de manière de plus en plus individuelle » et qui « n’ont pas connu les longs et pénibles efforts nécessaires pour parvenir à l’unité de la gauche », a-t-il conclu.

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