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Le verdict à l´encontre de la Bolivie a été motivé par des intérêts “impérialistes”, affirme Stella Calloni

La Paz, 5 octobre (Prensa Latina)La Cour Internationale de Justice (CIJ) s’est prononcée contre la demande maritime de la Bolivie parce qu’elle a été influencée par des intérêts “impérialistes”, a aujourd’hui affirmé la politologue argentine Stella Calloni.

Dans l’entretien qu’elle a accordé à la radio bolivienne PatriaNueva, la journaliste et femme de lettres a estimé que le verdict du CIJ était une erreur et qu’il a été pris “sous pression étrangères obéissant à des situations et à des intérêts impérialistes”.

D’après le verdict de lundi dernier, le Chili n’est pas obligé de négocier avec la Bolivie qui demande à retrouver un accès au Pacifique perdu en 1879 à la suite d’une invasion chilienne.

Stella Calloni, connue entre autres pour son ouvrage “Les  Années du Condor”, estime qu’on ne peut prononcer impartialement un jugement d’une telle importance quand il existe de si grandes pressions et intérêts politiques dans un contexte où les États-Unis prétendent attaquer et recoloniser l’Amérique Latine.

Le président du Chili lui-même, Sébastien Pińera, a révélé que la demande maritime bolivienne a été l’un des thèmes de conversation avec son homologue états-unien, Donald Trump, lors d’une réunion, à la Maison Blanche peu de jours avant que le verdict de la CIJ ne soit rendue public.

Nous devons exiger des organisations internationales qu’elles ne se laissent pas influencer dans ce type de situation, a déclaré Calloni.

Cette militante argentine a qualifié ce verdict du Tribunal des Nations Unies d’ “irrationnel et de mesquin” car il n’est pas parvenu à trouver une solution au différend centenaire découlant de l’usurpation du littoral bolivien.

Elle encourage donc la Bolivie à réitérer sa demande et à insister sur son droit à récupérer un débouché sur la côte de l’Océan Pacifique comme elle  le fait depuis plus de 139 ans avec le soutien international qui considère cette cause juste.

Ce jugement était l’aboutissement d’un processus de cinq ans pendant lesquels La Paz demandait que soit appliqué l’article 31 du traité Américain sur les Solutions Pacifiques (pacte de Bogotá, en vigueur depuis 1948) et rappelait les engagements écrits signés par de hauts représentants chiliens de 1920 à 2010 afin de parvenir à une négociation de cette demande.

De son côté, le Chili, après avoir occupé avec ses troupes, en 1879, quelques 120 mille kilomètres carrés de territoire bolivien sur une ligne côtière de 400 kilomètres, soutient que, d’après le Traité de 1904, il n’existe rien à négocier à ce sujet.

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