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« Avec Lula, j’ai appris qu’on pouvait offrir un destin à tous les brésiliens », affirme Haddad

Brasilia, 5 octobre (Prensa Latina) Le candidat à la présidence du Brésil pour le Parti des Travailleurs (PT), Fernando Haddad, a aujourd’hui reconnu, qu’avec l’ancien président, Luis Ignacio Lula da Silva, il a appris qu’il est possible d’offrir un destin à tous les brésiliens. C’étaient-là les dernières paroles de son intervention au septième et dernier débat télévisé.

Haddad a également assuré que le plein emploi et l’éducation pour tous seraient les deux priorités de son gouvernement s’il remporte les prochaines élections qui auront lieu le dimanche 7 octobre.

L’ancien maire de Sao Paulo a promis qu’il rouvrirait le Palais de Planalto, siège du pouvoir exécutif, afin de pouvoir s’occuper de tous les citoyens et, en particulier, de ceux qui ont le plus besoin de l’État. Il redressera les finances publiques sans enlever aucun droit aux travailleurs, et fera aussi porter ses efforts sur la modernisation de la campagne brésilienne.

Lors de cette intervention, il a tenu à rappeler que la campagne électorale n’avait duré que 22 jours en raison de circonstances extraordinaires. En effet, la personne venant en tête de tous les sondages, Lula, est dans l’incapacité de prendre part à l’élection à cause d’une décision arbitraire qui l’a condamné sans preuves; raison pour laquelle le monde entier le considère comme un prisonnier politique, a-t-il souligné.

De son côté, le candidat du Parti Socialisme et Liberté (PSOL), GuihermoBoulos, a mis en garde contre le danger pour la démocratie que représente la candidature d’extrême-droite, JairBolsonaro du Parti Social Libéral (PSL), qui est pour le moment en tête des sondages mais n’a pas participé au débat.

“La dictature: plus jamais!”, a déclaré Boulos, pour qui Michel Temer, actuellement à la tête du gouvernement brésilien, “est un Robin des Bois à l’envers: il enlève aux pauvres et donne aux plus riches”.

L’absence de Bolsonaro – qui a utilisé l’excuse d’une interdiction médicale, car il récupère, dit-il, de l’attentat dont il été victime le 6 septembre dernier alors qu’il était en campagne – a également été critiquée par les représentants du Parti Démocrate Travailliste (PDT), Ciro Gomes, et du Mouvement Démocratique Brésilien (MBD), Henrique Meirelles.

Je ne crois pas que les brésiliens fassent le pari de l’aventure en élisant Bolsonaro, a déclaré Gomes; alors que Meirelles a estimé que les électeurs méritaient plus de respect, car si quelqu’un se cache et fuit le débat, c’est qu’il n’est pas en condition d’administrer le pays.

Le candidat du PDT a également exprimé ses doutes sur la capacité du Parti des Travailleurs pour affronter au second tour “la radicalisation insensée que représente le candidat Bolsonaro”; avec un pays divisé, a-t-il averti, la crise que traverse le Brésil ne pourra que s’approfondir.

Quant au candidat du Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (PSDB), GeraldoAlckmin, il a déclaré vouloir être “le président de la première enfance” et a promis de réformer l’État pour réduire ses pouvoirs, de privatiser tout ce qui pouvait l’être afin d’attirer les investissements privés, et, finalement, d’entreprendre une réforme politique et une réforme fiscale.

Marina Silva, du Rede (le parti des Verts), et l’unique femme parmi les sept présidentiables participant à ce dernier débat, a affirmé que – loin d’être une personne faible, comme on le dit parfois- elle représente le meilleur choix pour unir le Brésil et le gouverner.

Boulos a été le dernier intervenant à ce débat, qui a duré plus de trois heures et a pris fin tôt ce vendredi. Il a encouragé les 147 millions de brésiliens inscrits à se déplacer aux urnes et à voter avec espoir et sans haine ni peur.

peo/agp/mpm

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