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Il existe des causes pour lesquelles il vaut la peine de mourir, affirme Jorge Glas

Quito, 23 octobre (Prensa Latina). “Il existe des causes pour lesquelles il vaut la peine de mourir”, a déclaré hier Jorge glas, ancien vice-président de l’Équateur, qui a commencé une grève de la faim après avoir été transféré de la prison 4 vers un établissement où son intégrité physique pourrait être en danger.

Dans une lettre adressée aux citoyens du monde et publiée par Twitter, Glas explique les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision et il s’élève contre sa condamnation à six années de prison pour association illicite dans l’affaire de corruption Odebrecht, à la suite d’un procès qui, selon sa défense, a été truffé de vices de forme et d’irrégularités.

“Je suis un prisonnier politique. Seule la haine sans limites que l’on me porte peut justifier ce transfert humiliant vers une autre prison. Il s’agit uniquement d’une affaire de vengeance. Ma vie est en danger”, affirme-t-il.

Cette missive, écrite de la propre main de l’ancien vice-président, demande que son cas soit considéré par quelque instance internationale, que ce soit le Saint Siège, l’Organisation des Nations Unies, une cour de justice américaine, la Cour de Justice de La Haye ou tout autre organisme s’occupant des Droits de l’Homme.

Son cas, assure-t-il, relève d’une mainmise flagrante de la politique sur la justice, ce qui devrait être considéré comme un délit de lèse-humanité.

Selon lui, l’Équateur utilise des délits tels l’association illicite afin de pouvoir condamner sans preuves les opposants au pouvoir en place.

De plus, poursuit-il, l’Équateur n’a toujours pas nommé de Contrôleur d’État et des Affaires Judiciaires. Sans oublier que le Procureur Général est nommé par le Gouvernement et que le Conseil de Justice obéit au pouvoir au doigt et à l’œil.

“ Je demande que mon cas, celui de Rafael Correa et de mes autres compagnons soient soumis à une enquête internationale. Il faut que quelqu’un mette un terme à cette boucherie politique”, conclue-t-il.

“ Cette lettre est un cri que j’adresse au monde. Je suis une personne, j’ai une famille. On est en train de violer tous les droits de l’être humain. Je regrette profondément la douleur que ma décision causera à ma famille, mais il existe des causes qui valent la peine de mourir pour elles”.

Le cas de Jorge Glas est devenu une affaire internationale après qu’il ait été lié à l’affaire de corruption de l’entreprise brésilienne Odebrecht.

Après un procès rempli d’irrégularités et de vices de forme, ce que la défense de Glas a clairement démontré, le vice- président a été  condamné à six ans de prison sans que le délit pour lequel il est accusé n’ait jamais été prouvé.

Aucune des perquisitions effectuées chez Glas, ou chez aucun autre membre de sa famille, n’est parvenue à trouver une preuve quelconque indiquant une entrée d’argent injustifiée ou des dépenses dépassant les possibilités financières des personnes perquisitionnées.

En octobre 2017, Jorge Glas a été conduit à la prison 4 de Quito, pour y purger une peine préventive qui, d’après sa défense, a été prise de manière injuste et illégale. Il y était encore hier, avant d’avoir été transféré au centre de réhabilitation de Latacunga.

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