Belgrade,
En déposant une couronne de fleurs dans le cadre d´une cérémonie pour l´anniversaire de la libération de Belgrade se déroulant dans un parque de la capitale, le diplomate a en plusieurs occasions fait référence aux liens historiques d´amitié entre les deux pays, consolidés lors de la Première Guerre Mondiale, puis il a insisté sur le fait que, « comme dans toutes les relations de ce type, il y a eu de mauvais moments ».
Il a mis l´accent sur le fait que « cela n´a été que lors d´une courte période des années 90 que les gouvernements des États-Unis et de Yougoslavie ont été de côtés opposés ». Puis il a uniquement fait référence à une « bombe perdue » de l´Organisation du Traité de l´Atlantique Nord (OTAN) qui est tombée sur un hôpital de Belgrade, tuant trois patients innocents.
Selon des sources officielles, du 24 mars au 10 juin 1999, l´OTAN a employé 1 150 avions, dans leur majorité étasuniens, pour réaliser 2 300 bombardements sur 995 objectifs dans tous le pays, fondamentalement sur les territoires de Serbie, puis a lancé 420 mille projectiles d´un total de 22 mille tonnes.
La majorité des cibles, y compris détruites par de l´uranium appauvri, ont été des objectifs civils (centres médicaux, usines, raffineries, centrales thermoélectriques, infrastructures routières et ferroviaires) se trouvant dans des zones densément peuplées, dont l´hôpital mentionné par l´ambassadeur nord-américain, en plein cœur de la capitale.
En conséquence de ces attaques sont morts 249 militaires et 22 policiers, total des pertes subies par les forces de défense.
Parmi la population civile 2 500 personnes sont décédées et 6 000 ont été blessées, étant comptées parmi les dénommés dommages collatéraux mentionnés à l´époque par l´alliance belliqueuse, alors que les préjudices matériels ont été estimés à hauteur de 100 milliards de dollars.
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