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Les États-Unis augment leur pression contre la Syrie et ses alliés

Par Pedro Garcia Hernandez

Damas, 27 octobre (Prensa Latina). Les manœuvres politiques et les provocations des États-Unis contre la Syrie et ses alliés ont pris une nouvelle ampleur depuis la  progression des négociations pour établir une zone démilitarisée dans la zone d’Idleb.

C’est ce moment qu’a choisi la coalition menée par Washington pour lancer ses attaques contre la province syrienne de Deir Ezzor, et pour renforcer ses effectifs  et ceux des soi-disant « Forces Démocratique Syriennes » (FDS) dans la région de Manbij, où  se trouvent déjà des forces de l’Armée turque.

Tant dans ces localités que dans celles de Yarablus, Kobane, Teil Amer, Tel Baydar, Sabash am Jair, Rimelah et Derek, situées toutes au nord des provinces syriennes d’Alep et de Hasaka, les États-Unis maintiennent des bases illégales et amplifient leurs opérations.

L’une des premières raisons expliquant cette recrudescence de l’activité de l’Armée nord-américaine est -comme indiqué ci-dessus- les fortes chances de voir aboutir les négociations pour établir une zone démilitarisée à Idleb, l’un des derniers bastions tenus par les terroristes qui, soutenus par Washington, refusent absolument de négocier.

Une autre des raisons est de faire directement pression contre les négociations sur la crise syrienne qui devraient se tenir au mois de novembre (la date exacte n’est pas encore précisée) à Astaná, au Kazakstan, entre la Russie, la Turquie et l’Iran.

Washington ne joue aucun rôle actif dans ces négociations, comme c’était le cas lors des négociations de Genève, et c’est la raison pour laquelle les États-Unis tiennent à les saboter et continuent à réitérer leurs propres conditions aux diverses parties impliquées dans ce conflit.

Mais en même temps, Washington encourage les terroristes, et par son inaction permet aux forces de l’État Islamique – Daesh, en arabe – de reconquérir une frange de territoire de 20 kilomètres le long de la rive Est du fleuve Euphrate, dans une région proche de la frontière irako-syrienne.

Cette  escalade des tensions trouve son origine dans l’incident du 20 septembre dernier, quand un avion russe IL 20 a été abattu et que Moscou a accusé d’irresponsabilité et de négligence Tel Aviv qui est habitué  à lancer impunément des attaques aériennes contre la Syrie (plus de 200 en deux ans à peine).

La réaction de la Russie ne s’est pas fait attendre. Elle a remis aux Forces Armées syriennes son système anti-aérien S-300PMU2, dernière variante technique des S-400, ce qui a immédiatement entraîné de nouvelles incursions d’avions espions israéliens, britanniques et états-uniens le long des côtes méditerranéennes de Latakia et de Tartus, où se trouvent respectivement les bases militaire et navale russes.

Pour les experts, ces vols de provocation n’ont pas violé -stricto sensu -l’espace aérien syrien et, ces dernières semaines, ils ont été remplacés par des drones, c’est-à-dire des avions sans pilote, télécommandés, dont plus d’une cinquantaine ont déjà été abattus.

En juin dernier, des techniciens syriens des Forces de la Défense Nationale, chargés de la protection extérieure des deux bases russes, ont démontré que les drones abattus étaient construits à base de bois et de plastique (de provenance occidentale) ce qui en rendait la détection par des radars normaux particulièrement difficile.

Le dernier échelon de cette escalade a été franchi lorsque des avions sans pilote commandés à distance par un  P-8 Poseidon nord-américain ont été lancés contre Hemymin sans toutefois parvenir à accomplir avec succès leur mission.

Pour Moscou et Damas, ces dernières provocations vont bien au-delà de toute ligne rouge acceptable et sont surtout justifiées par le soutient que Washington accorde aux organisations terroristes qui se cramponnent à Idleb, à l’Est de l’Euphrate et dans la province de Sweida, tout près de Tanef où les États-Unis ont installé une autre base illégale.

peo/tgj/pgh

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