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La Syrie face aux défis de l´étape de reconstruction

Par Pedro Garcia Hernandez

Damas, 29 octobre (Prensa Latina) L´économie syrienne fait aujourd´hui face aux défis de la reconstruction, particulièrement dans le secteur industriel, dont les pertes en sept ans de guerre imposée atteignent quatre milliards 500 millions de dollars.

Mohamed Mazen Ali Yousef, ministre de l´Industrie, a en ce sens informé que de six mille entreprises en fonction au début de cette année, son nombre est maintenant passé à 11 mille 400, en comprenant les entreprises du secteur public et du secteur privé.

Les zones industrielles du pays, lesquelles approvisionnaient pratiquement la nation et permettaient des exportations, n´arrivent toujours pas à atteindre les 65 pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) d´avant guerre.

Les causes de la dévastation de l´industrie se trouvent non seulement dans la guerre terroriste, mais également dans le féroce embargo économique et commercial que les États-Unis et l´Union Européenne ont imposé à la Syrie depuis 2011.

L´embargo et les sanctions incluent, en plus des entreprises du secteur industriel, des personnalités, des dirigeants et des entrepreneurs syriens par le gèle de comptes bancaires, les limitations aux importations de biens et de technologies, de pièces et autres recettes financières.

Cette situation fait que le pays manque de liquidité, lequel se trouve interdit d´opérations en dollars et y compris d´imprimer sa monnaie nationale en Europe, dont certains des pays n´ont pas envoyé en Syrie la monnaie fabriquée selon des accords antérieurs aux sanctions.

Lors de cette étape de reconstruction, suite aux succès de l´Armée syrienne et la libération de près de 92 pour cent du territoire, le défi est énorme alors qu´il faut également compenser un autre secteur économique important comme celui de l´agriculture, lequel représentait 26 pour cent du PIB avant la crise.

Les vétos sur les transactions commerciales, qui affectent autant l´industrie que le reste des secteurs, obligent le pays à rechercher de nouveaux marchés, compte tenu du fait qu´avant 2011 les principales voies pour l´exportation étaient l´Arabie Saoudite, la France puis la Turquie, et qu´elles sont maintenant totalement inexistantes.

Pour le Gouvernement, avancer sur ce chantier n´est pas impossible mais à prévoir à moyen et long terme, puis auquel il faut ajouter la reconstruction d´infrastructures dans les principales villes et l´augmentation de l´approvisionnement en énergie électrique, entre autres lignes importantes de travail.

peo/mem/pgh

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