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Défense du Venezuela et du multilatéralisme à l’ONU

Par Ibis Frade Brito

Nations Unies, 22 février (Prensa Latina) La défense du Venezuela  est aussi une occasion pour faire valoir la Charte de l’ONU. C’est ce qu’ont décidé les États qui s’opposent à la menace d’une intervention des États-Unis dans cette nation d’Amérique du Sud.

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’ONU, organisation multilatérale, fut créée dans le but d’empêcher que les affrontements entre pays ne mènent à un nouveau conflit. Il s’agissait de faire asseoir les pays en désaccord autour d’une table, de les faire dialoguer et de tenter de résoudre pacifiquement leur différend par la voie du multilatéralisme.

Paradoxalement, certains pays se servent maintenant des Nations Unies comme plateforme pour justifier leurs projets de confrontation, souvent sous prétexte d’ « intervention humanitaire ».

L’Irak, la Somalie, la Libye, la Syrie, le Yémen figurent sur la liste des pays ayant eu à souffrir des conséquences néfastes de ces interventions « humanitaires ».

La semaine dernière, le ministre des Affaires Étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza, s’est rendu au siège de l’ONU pour alerter la communauté internationale des projets d’ingérence visant son pays, projets encouragés par Washington sous couvert d’ « assistance humanitaire ».

Les  États-Unis se sont également employés à chercher une collaboration étroite avec les Nations Unies qui leur permettrait de faire entrer au Venezuela une nourriture et des médicaments que les sanctions de ces mêmes États-Unis empêchent le Venezuela d’obtenir par la voie normale.

Arreaza reviendra à New York ce vendredi. Il rencontrera le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à peine un jour après que le secrétaire d’Etat nord-américain, Mike Pompeo, ait sollicité un entretien avec ce secrétaire général.

Il est vrai,  qu’hier, les  deux hommes ont discuté du Venezuela, juste au moment où la tension augmentait à la frontières entre ce pays et la Colombie en raison de l’intention des États-Unis d’imposer l’entrée au Venezuela d’un chargement supposément « humanitaire ».

La Croix Rouge  Internationale, quant à elle, a décidé de se tenir en dehors cette action. L’ONU, également, a  appelé à dépolitiser cette « aide humanitaire » et a rappelé que ce type d’action ne devait être menée qu’après avoir trouvé un accord respectant les principes d’humanité, de neutralité , d’impartialité et d’indépendance.

Au début de ce mois de février, des avions des Forces Armées étasuniennes ont commencé à atterrir dans l’aéroport de la ville colombienne de Cúcuta, à la frontière avec le Venezuela. Ils étaient porteurs de ladite assistance humanitaire  que l’on prétend introduire maintenant au Venezuela par la pression et par la force.

En dépit de ces provocations et des menaces de l’administration de Donald Trump, le Gouvernement de Caracas a recours à l’ONU et aux nations qui la composent parce que le Venezuela croit au multilatéralisme et qu’il est en faveur d’une sortie du conflit par le dialogue, souligne Arreaza.

Quant à la menace actuelle d’une agression militaire que les États-Unis font peser sur le Venezuela, Caracas a maintes fois mis en garde les États membres des Nations Unies, tels que la Russie, la Chine, la Syrie, le Nicaragua, la Bolivie, Cuba, les pays des Caraïbes, et bien d’autres, de la possibilité d’un passage à l’acte de la part de Washington.

Alors  que le Canada, le Brésil, la Colombie, l’Argentine, le Chili, le Costa-Rica, le Guatemala, le Honduras, le Paraguay, le Pérou, l’Équateur, 19 pays de l’Union Européenne, l’Ukraine, la Macédoine, l’Australie, Israël et le Japon sont entrés dans le jeu de Washington. Ils reconnaissent Juan Guaidó comme président, alors qu’il n’est que le titulaire d’un Parlement invalidé qui s’est autoproclamé Président en charge du Venezuela par intérim.

Mais l’ONU est une organisation qui comprend 193 États membres et sa charte fondamentale défend la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de chacun d’entre eux. De plus, l’ONU est opposée à l’utilisation de la force dans les relations internationales.

Toutes ces questions capitales sont actuellement en jeu au Venezuela, qui se trouve confronté à l’ingérence des Etats-Unis et à ses pressions destinées à justifier une intervention dans un pays souverain.

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