mercredi 24 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Demande d’enquête de l’ONU sur les violences policières: Paris réplique

Paris, 7 mars (Prensa Latina) Le gouvernement français a aujourd’hui répliqué à la demande d’enquête sur les violences policières enregistrées lors de manifestations de « gilets jaunes » faite par Michelle Bachelet, la haute commissaire de l’ONU pour les Droits de l’Homme.

Le gouvernement s’est montré surpris par la demande de l’ancienne présidente du Chili. « La France fonctionne comme un État de droit », a répondu le premier ministre, Édouard  Philippe, « et nous n’avons pas attendu la haute commissaire pour commencer à enquêter sur les faits survenus au cours de ces manifestations ».

La veille, Bachelet avait demandé à Paris de lancer avec urgence une enquête sur l’usage excessif de la force au cours des manifestations de gilets jaunes qui ont marché tous les samedis, depuis maintenant 16 semaines, pour protester contre la politique gouvernementale.

Le porte-parole de l’Exécutif, Benjamin Griveaux, a également répondu. Il a signalé que l’Inspection Générale de la police nationale a ouvert un total de 162 enquêtes pour la période allant jusqu’au 1er mars.

Selon le ministère de l’Intérieur, à la date du 4 février, on avait comptabilisé 12 mille 122 tirs de balles en caoutchouc, ainsi que mille 428 lancements de grenades lacrymogènes  instantanées et quatre mille 942 de grenades de dispersion.

Les participants aux manifestations, qui ont débuté au mois de novembre de l’année dernière, ont dénoncé de nombreux cas de violence excessive entraînant des conséquences graves pour les victimes, comme la perte d’un œil causé par une balle en caoutchouc dans le cas d’un manifestant.

Cette demande d’enquête de la part de la haute commissaire de l’ONU vient s’ajouter  aux nombreuses questions que d’autres organisations internationales et régionales ont posées ces dernières semaines.

En février, un groupe d’experts du Conseil des Droits de l’Homme a publié un communiqué selon lequel « le droit de manifestation en France a été limité de manière disproportionné » et a évoqué le chiffre de mille 700 blessés.

Pour sa part, le Parlement Européen a dénoncé « les interventions violentes disproportionnées des autorités publiques durant ces protestations et manifestations pacifiques ».

De même, le Commissariat aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, par la voix de Dunja Mijatovic, a demandé à la France, il y a peu de jours, d’interdire l’utilisation des balles en caoutchouc durant les manifestations et de  » respecter les droits de l’Homme » sans imposer de restrictions excessives à la liberté de se réunir pacifiquement ».

peo/tgj/lmg

EN CONTINU
notes connexes