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Venezuela: ce que ne montrent pas les médias, selon des militants nord-américains

Nations Unies, 1er avril (Prensa Latina) Un groupe de militants nord-américains ayant visité le Venezuela il y a quelques jours a décidé de porter à l’attention du public ce que cachent les médias nord-américains sur la réalité des choses dans ce pays.

D’après les informations rapportées à la presse accréditée des Nations Unies par Sara Flounders, une militante pacifiste, il existe beaucoup de désinformation et de falsifications sur ce qu’il se passe réellement au Venezuela, un pays qui est gravement déstabilisé par les sanctions unilatérales et les actions hostiles de Washington.

Le Gouvernement a son programme, mais le peuple nord-américain est opposé à toute action pouvant déclencher une guerre, a affirmé Sara Flounders.

L’administration de Donald Trump a beau dire que pour « défendre la démocratie » au Venezuela il faut maintenir toutes les options sur la table, elle n’arrête pas d’inonder les médias de « fakenews », a-t-elle ajouté.

Selon elle, l’Amérique Latine doit se sentir insultée quand le Gouvernement nord-américain – un Gouvernement dont le soutien aux coups d’États et aux interventions armées dans la région est notoire- cache ses véritables intentions derrière une rhétorique de soutien  à la démocratie.

Pendant ce temps, au Venezuela, des milliers de personnes manifestent dans les rues pour montrer leur soutien au président Nicolás Maduro. « Ce sont d’énormes manifestations », ajoute Sara Flounders en se remémorant ce qu’elle a vécu durant sa visite.

Et maintenant, le pays doit faire face aux sabotages menés contre son système électrique, des sabotages qui affectent le pays tout entier.

Flounders rappelle qu’à la suite des ouragans Irma et Maria, Puerto Rico fut totalement privé d’électricité et que de nombreuses communautés durent s’en passer pendant des semaines. Mais le Venezuela a réussi à rétablir une grande partie du réseau en quelques jours, bien que les attaques contre le système énergétique du pays se soient multipliées.

Certains, aussi, se montrent inquiets par la migration de vénézuéliens vers d’autres pays  de la région, ce qui semble être une réaction tout-à-fait logique étant donné la pression exercée contre le bien-être des gens, estime Flounders.

Mais les mêmes personnes oublient que les guerres encouragées et alimentées par les États-Unis dans le monde sont la cause principale du déplacement de populations et des migrations, par exemple dans des pays comme l’Afghanistan, la Syrie, la Libye …, fait-elle remarquer.

Ce qui a le plus marqué les représentants de la société civile nord-américaine lors de leur visite au Venezuela, ce sont les conséquences sur la population des sanctions imposées par Washington.

La pédiatre Margaret Flowers, du mouvement « Popular Resistance », explique qu’en raison de ces sanctions, l’approvisionnement en médicaments est devenu très difficile malgré « l’incroyable solidarité développée par les gens pour s’entraider ».

Elle a également été heureusement surprise par le nombre de cliniques construites dans les quartiers les plus modestes. « Non seulement on a construit de nouveaux centres de santé, mais aussi des écoles, des universités, des habitations »,  ajoute-t-elle.

Le Gouvernement de Caracas encourage les programmes de santé, d’éducation, de distribution de nourriture, de tout ce dont ont besoin les populations les plus vulnérables de la société, précise-t-elle.

Ce sont justement ces personnes qui sont les plus touchées par les sanctions des États-Unis, a constaté Flowers. C’est pour cette raison qu’il faut porter à la connaissance du peuple nord-américain ce qu’il se passe réellement au Venezuela.

Samedi dernier, des centaines de personnes se sont assemblées devant la Maison Blanche pour refuser l’hostilité de leur pays envers le Venezuela et pour condamner la prochaine rencontre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

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