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Des anciens paramilitaires demandent à parler devant la Commission de la Vérité en Colombie

Bogotá, 4 avril (Prensa latina) Dans un courrier envoyé lundi à la Cour Pénale Internationale, des ex-paramilitaires colombiens emprisonnés dans cette capitale ont demandé à comparaitre devant le Système de Vérité, Justice, Réparation et Non Répétition, dessiné à la suite de l´Accord de Paix entre le Gouvernement et l´ancienne guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP).

Près de 200 détenus de la prison La Picota de Bogotá, dont plusieurs ex-commandants paramilitaires, ont exprimé leur volonté d´offrir leur témoignages devant la Juridiction Spéciale de Paix, la Commission de la Vérité et l´Unité Spéciale pour la Recherche des Personnes Disparus.

« Comme un apport que nous jugeons nécessaire et incontournable, nous exprimons notre décision d´avoir recours, avec notre vérité et notre connaissance de certains faits, aux mécanismes non judiciaires de construction collective de vérité créés lors du processus de paix », est-il expliquer dans la missive.

Parmi les cas au sujet desquels ils ont exprimé leur volonté de collaborer il y est fait référence à des opérations militaires, des massacres, des fausses communes et des assassinats ciblés entre 1984 et 2016 dans plus de 30 zones de Colombie.

Ces anciens paramilitaires ont notamment signalé vouloir s´exprimer au sujet de l´opération militaire Orion, qui s´est déroulée dans la ville de Medellin en 2002, à l´encontre du soutien urbain aux FARC-EP, et lors de laquelle il y a eu des homicides, des disparitions et des tortures.

Selon la Corporation Juridique Liberté pour la Colombie, l´opération Orion a été commandée par les Forces Militaires de Colombie, la Police Nationale de Colombie et la Force Aérienne en connivence avec des groupes paramilitaires.

Il était prétendu frapper ainsi les FARC-EP, notamment par le biais de la déclaration de l´État d´Exception, mais cela a terminé par l´assassinat par des paramilitaires de 71 personnes, puis par 92 disparitions forcées et plus de 370 détentions arbitraires.

Les anciens paramilitaires emprisonnés à La Picota assurent vouloir parler de leurs relations avec les Forces Militaires, des entrepreneurs, des hommes politiques locaux, des industriels et des propriétaires terriens.

peo/jha/tpa

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