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Liberté refusée à Chelsea Manning aux États-Unis

Washington, 23 avril (Prensa latina)  Une cour étasunienne a refusée hier de libérer l´ancienne analyste de renseignement de l´Armée Chelsea Manning, emprisonnée depuis le 8 mars dernier pour refuser de déclarer devant un grand jury au sujet du site WikiLeaks.

Manning, qui avant son changement de sexe était connue sous le prénom de Bradley, a été condamnée en 2011 à 35 ans de prison pour espionnage et autres délits, mais début 2017 Barack Obama, alors président en exercice, a commué le reste de sa peine.

L´activiste et icône transgenre de 31 ans a fait appel à son nouvel emprisonnement, mais le tribunal fédéral de l´État de Virginie pour ces cas-là a exprimé n´avoir trouvé aucune erreur à la décision initiale du tribunal de district.

Cette instance a donc refusé de libérer Manning sous caution, ont précisé les trois juges en charge de l´affaire, sans pour autant préciser jusqu´à l´heure la durée de sa détention.

Il y a une semaine, des détails de l´accusation du Gouvernement des États-Unis contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, ont été révélés dans une cour fédéral de Virginie.

Parmi les données diffusées il y a un échange de messages, datant de 2010, entre Manning et Assange, lui-même détenu à Londres le 11 avril dernier.

Des informations de journalistes ont signalé qu´un juge fédéral a ordonné de divulguer les originaux de la déclaration juridique et de la plainte criminelle qui ont été présentées en 2017 contre le journaliste et activiste australien.

Selon la publication The Hill, les États-Unis allèguent qu´Assange a tenté d´aider Manning, responsable de la filtration de documents officiels à WikiLeaks, à pirater un mot de passe pour accéder à un réseau du Département de la Défense.

Le quotidien The Washington Post a pour sa part souligné qu´il n´y a aucune évidence des faits dans les documents révélés, au-delà des enregistrements de « chats » utilisés pour condamner Manning.

« Ces textes démontrent que le 8 mars 2010, Assange a accepter d´aider Manning à déchiffrer un mot de passe », a publié le journal en rendant public un rapport de l´agente du Bureau Fédéral de Renseignement (FBI) Megan Brown.

Selon le Post, elle a indiqué que les enquêteurs n´ont trouvé aucune évidence concernant ce qu´aurait réellement fait Assange, en tous les cas pas concernant ce fameux mot de passe.

L´administration nord-américaine a confirmé, le jour même de l´arrestation d´Assange à Londres, qu´elle l´accusait de conspiration pour pirater un ordinateur, la peine maximum étant de 5 ans d´emprisonnement.

Dans un communiqué, le Département de la Justice étasunien a indiqué que son Office des Affaires Internationales prendrait en charge le processus d´extradition de l´australien, arrêté au sein de l´Ambassade de l´Équateur dans la capitale britannique après que Quito ait mis fin à son asile de sept ans.

peo/ifb/dsa

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