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La France demandée pour son refus de rapatrier deux enfants depuis la Syrie

Paris, 6 mai (Prensa Latina) Les grands-parents de deux enfants français qui se trouvent dans un camp de réfugiés en Syrie ont aujourd´hui demandé Paris devant la Cour Européenne des Droits de l´Homme (CEDH) pour son refus de rapatrier les mineurs.

Les avocats de la famille ont donné cette information en dénonçant les conditions précaires dans lesquelles se trouvent les mineurs, conjointement à leur mère, « dans cet endroit où prolifèrent les épidémies et la dénutrition ».

« En rejetant le rapatriement de cette mère et de ses deux enfants malades, blessés, dans un état de faiblesse extrême, (…) la France les expose consciemment et délibérément à des traitements inhumains et dégradants, violant ainsi l´article 3 de la Convention européenne des Droits de l´Homme », ont soulignés les juristes dans un communiqué.

Les spécialistes ont ajouté que la posture de ce pays constitue de plus une violation de l´article selon lequel « personne ne peut être privé du droit d´entrer sur le territoire de l´État duquel il est citoyen ».

Ce paragraphe établit « l´existence d´un droit absolu de cette mère et de ses deux enfants à retourner dans leur propre pays », ont-ils indiqué.

La femme fait l´objet d´un ordre de détention émis par un juge antiterroriste en France et, selon les avocats, elle est disposée à assumer sa responsabilité pénale, en plus de souhaiter le rapatriement de ses enfants.

Les trois français se trouvent depuis mars dernier dans le camp de réfugié Al Hol, au nord de Damas, dans une région que les dénommées Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, ont réussi à contrôler.

Diverses organisations ont tiré la sonnette d´alarme au sujet des épidémies de choléra, de tuberculose et de dysenterie qui se propagent dans ce lieu.

Les deux enfants « n´ont accès à aucun soin médical, ils sont exposés à la maladie, ils sont dénutris et souffrent de dysenterie. Leur mère (…), très faible, souffre d´une fièvre typhoïde sévère qui n´a pas été traité », ont indiqué les avocats.

La posture actuelle du gouvernement français défend le fait que les nationaux qui ont combattu avec des groupes terroristes en Syrie et en Irak doivent être jugés sur ces territoires.

Les cas des mineurs sont examinés un à un, dans le but de ne rapatrier que ceux qui se trouvent dans un état de vulnérabilité extrême.

Jusqu´à l´heure, les autorités françaises n´ont rapatrié que cinq orphelins et une petite fille dont la mère a été condamné à perpétuité en Irak.

peo/tgh/lmg

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