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L’Iran enrichira de l’uranium au-delà de la limite prévue par l’accord nucléaire

Téhéran, 16 mai (Prensa Latina) Obéissant aux directives de son Conseil de Sécurité, l’Iran commencera à enrichir de l’uranium au-delà des 3,67 pour cent permis par l’accord nucléaire de 2015.

Une dépêche relayée hier par l’agence ISNA indique que les autorités iraniennes ont notifié la semaine dernière cette décision à la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et le Royaume-Uni, c’est-à-dire aux autres signataires de l’accord dont les États-Unis se sont retirés en 2018.

Cette décision de l’Iran répond à l’inertie avec laquelle les pays du groupe dit du « E3 » ont répondu aux sanctions imposées par Washington à la République Islamique.

Respectant les termes de l’accord nucléaire, Téhéran avait réduit son enrichissement d’uranium à 300 kilogrammes seulement et sa production d’eau lourde à 130 tonnes, une clause stipulant qu’en cas de dépassement les excédents seraient vendus ou remis à la Russie.

Cette nouvelle attitude iranienne ne viole cependant pas les termes de l’accord dont certains articles permettent aux signataires d’adopter des mesures intermédiaires dans un délai de 60 jours si l’accord venait à ne pas être strictement respecté, un tel délai permettant au groupe du E3 de mettre en place un mécanisme alternatif différent du boycott décidé par les États-Unis.

Le président iranien, Hassan Rouhani, a déclaré que l’accord nucléaire nécessitait une intervention chirurgicale, ce qui signifie que l’Iran tente de le sauver, non de le détruire.

Le taux d’enrichissement de l’uranium adopté par l’Iran est supérieur à celui autorisé par l’accord reste mais il reste bien en deçà des 90 pour cent nécessaires pour fabriquer des armes nucléaires ou des 20 pour cent qu’il pratiquait avant de signer l’accord de 2015.

C’est toutefois l’excuse trouvée par les États-Unis pour déployer leurs troupes dans le golfe Persique ou Arabique; une mesure, selon eux, destinée à la fois à contenir la menace que présente l’Iran et à servir de pression pour négocier un autre traité.

Le chef suprême de la nation perse, Ali Khameni, a assuré que, quant à lui, il ne négocierait aucun accord nucléaire, et encore moins sous pression.

Peo/tgj/arc

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