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Chelsea Manning retourne en prison aux États-Unis

Washington, 17 mai (Prensa latina) L´ancienne analyste de renseignement de l´Armée étasunienne Chelsea Manning a de nouveau été emprisonnée hier après avoir une nouvelle fois refusé de déclarer devant un grand jury concernant une investigation sur le site WikiLeaks.

Manning a donc été détenue pour outrage par le juge fédéral Anthony Trenga, qui l´a condamnée à payer une amende de 500 dollars par jour si elle ne coopère pas d´ici un délai d´un mois, et de mille dollars quotidiens après deux mois.

Lors de déclarations à des journalistes avant sa comparution devant le tribunal, l´ex-analyste a manifesté que cette nouvelle citation était simplement une tentative de la mettre à nouveau derrière les barreaux et ainsi relancer son procès antérieur pour avoir filtré des informations classées à WikiLeaks.

Elle a ajouté que les procureurs ne lui posent que des questions « trop larges et génériques », auxquelles elle a déjà répondu.

Manning a été libérée il y a une semaine après avoir passé 62 jours de détention au Centre de Détention d´Alexandrie, en Virginie, et ce déjà pour avoir refusé de témoigner devant un grand jury précédent au sujet de la divulgation de secrets militaires et diplomatiques à WikiLeaks.

Elle a reçu cette nouvelle convocation pour hier le même jour de sa remise en liberté, jeudi 9 mai, et ses avocats avait alors averti qu´elle pourrait être renvoyée en prison.

« Chelsea continuera de se nier à répondre aux questions et utilisera toutes les défenses légales disponibles dans le but de démontrer qu´elle a des motifs justifiés pour se refuser à témoigner », ont expliqué les avocats.

Manning, qui avant son changement de sexe était connu sous le prénom de Bradley, a été condamnée en 2013 à 35 ans de prison pour espionnage et autres délits, ce après avoir aidé le site WikiLeaks à accéder et divulguer plus d´un demi million de documents secrets des États-Unis sur les guerres en Afghanistan et Irak.

Début 2017, le président de l´époque Barack Obama (2009-2017) lui a commué le reste de la peine, mais l´activiste de 31 ans a de nouveau été arrêtée le 8 mars dernier pour le premier outrage mentionné.

L´ex-analyste avait alors manifesté qu´elle s´oppose au secret du processus du grand jury et qu´elle avait déjà révélé tout ce qu´elle savait lors de son passage devant la Cour Martiale.

Selon de nombreux médias et analystes, cet intérêt pour la déclaration de Manning est dû à l´effort continu et acharné des procureurs fédéraux qui enquêtent sur le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

Les autorités des États-Unis, qui cherchent à obtenir l´extradition d´Assange après qu´il ait été détenu dans la capitale britannique le 11 avril dernier, ont confirmé le même jeudi dernier qu´elles accusaient le journaliste australien de conspiration pour avoir piraté un ordinateur du gouvernement nord-américain.

Dans l´accusation formelle il est allégué qu´en mars 2010, le fondateur  de WikiLeaks a participé à une conspiration avec Manning pour l´aider à déchiffrer un mot de passe d´ordinateurs du Département de la Défense de ce pays.

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