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Rejet de la tentative de modification de l´Accord de paix en Colombie

Bogotá, 22 mai (Prensa Latina)Les partis politiques indépendants et d´opposition en Colombie ont rejeté hier l´initiative du Gouvernement de modifier l´Accord de Paix (entre l´État et l´ancienne guérilla des FARC-EP) par le biais du dénommé Pacte National.

Le président Ivan Duque avait débuté la veille des réunions avec les leaders de partis politiques proches de son administration, et d´autres indépendants, dans le but de rechercher un consensus pour impulser des changements sur des thèmes comme celui de la Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP, juridiction transitoire prévue par l´Accord de Paix pour les personnes impliquées dans le conflit), mais également sur la participation politique des membres de la Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC, parti politique légal issu de l´ancienne guérilla).

La première des rencontres s´est tenue avec l´ancien président Alvaro Uribe, leader du parti Centre Démocratique au pouvoir, partisan de l´abrogation de la JEP et défendant le fait que les congressistes de la FARC perdent leurs sièges législatifs jusqu´à ce qu´ils soient jugés.

Lors d´un entretien accordé ce mardi à la W Radio de Colombie, la ministre de l´Intérieur, Nancy Patricia Gutierrez, a admis que le Pacte National annoncé cherche à « ajuster » des aspects de l´Accord de Paix (signé fin 2016 et notamment soutenu par l´ONU).

« Nous posons sur la table la nécessité de faire des ajustements », a-t-elle affirmé.

Face à la proposition d´Alvaro Uribe de limiter la participation politique de la FARC, la ministre a exprimé que cette idée avait été défendue par le président Duque lors de sa campagne et qu´elle « représente une alternative ».

Cependant, l´intention du Gouvernement de modifier l´Accord de Paix n´apas l´approbation des partis politiques indépendants, comme le Parti Libéral ou Changement Radical, également invités avant-hier par Duque à la Maison de Nariño (siège de l´Exécutif).

À la fin des réunions, le chef du parti Libéralisme, et également ancien président du pays, CesarGaviria, a tenu à signaler l´engagement et le soutien indéclinable de son parti à l´Accord de Paix.

De plus, les autres partis indépendants et d´opposition qui n´ont pas été conviés au Palais du Gouvernement ont critiqué le fait que les forces défendant l´Accord de Paix, y compris la FARC en tant que signataire de ce document, n´aient pas été invitées à se prononcer sur le dénommé Pacte National.

Ils ont également questionné le fait que les décisions de justice prises par la JEP dans l´affaire Santrichne soient pas reconnues et appliquées, cela véhiculant une image de crise institutionnelle dans le pays, cherchant uniquement à impulser des mesures exceptionnelles pour détruire l´Accord de Paix.

peo/mgt/tpa

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