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Colombie: l´ex-procureur de la CPI demande que la décision judiciaire concernant Santrich soit respectée

Bogotá, 29 mai (Prensa Latina) L´ancien procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) Luis Moreno a exhorté à respecter la décision de la Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP) de Colombie qui a ordonné de libérer l´ex-commandant guérilléro JesusSantrich.

Le juriste argentin, qui a été le premier procureur de la CPI, a estimé que le président colombien, Ivan Duque, doit s´en tenir au verdict de la JEP, pilier fondamental de l´Accord de Paix, entre l´État et l´ancienne guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP), et pièce clé dans la recherche de la vérité, la garantie de justice et la réparation des victimes de la guerre.

« Si la Justice pour la Paix a décidé qu´il faut libérer Santrich car il n´y a pas de preuves à son encontre, c´est un jugement qu´il faut respecter (…) L´Accord de Paix, tant discuté et travaillé, au-delà du fait que le président Ivan Duque y soit opposé, a été approuvé. C´est fait ! Maintenant il faut le consolider », a-t-il manifesté.

Il a de plus indiqué que l´Accord de Paix « a la bénédiction du Conseil de Sécurité des Nations Unies, il est protégé (…) le thème ne doit pas être rouvert, il faut le clore. Le Gouvernement ne peut aller à l´encontre les lois qui ont été adoptées. Internationalement, ce qui ne peut pas être fait c´est d´ignorer l´Accord ».

« Le Gouvernement National ne devrait pas se focaliser comme il le fait sur les jugements d´ex-combattants des anciennes FARC-EP », a déclaré Moreno lors d´un entretien accordé au quotidien local El Espectador.

« Attaquer ou reconsidérer l´Accord de Paix est une mauvaise idée ; Duque devrait arrêter de militer contre l´Accord », a souligné l´actuel chercheur et enseignant de prestigieuses universités dans le monde.

Il a rappelé que lors de la signature de l´Accord, 17 chefs d´État étaient présents, tout comme 47 chanceliers, le secrétariat général des Nations Unies, la direction du Fond Monétaire International et celle de la Banque Mondiale.

« Le monde a été témoin d´un Accord qui est une fierté pour la Colombie, et cette fierté doit être maintenue en montrant que l´Accord fonctionne », a estimé l´ancien procureur de la CPI.

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