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Les Émirats Arabes reconnaissent que les preuves sont insuffisantes pour porter des accusations sur les sabotages dans le Golfe d’Oman

Abu Dabi, 17 juin (Prensa Latina) Les Émirats Arabes Unis (EAU) ont reconnu que les preuves étaient insuffisantes pour « accuser concrètement un État » des récents sabotages contre deux tankers navigant dans le détroit d’Ormuz.

Le responsable des Affaires Étrangères des EAU, Abdula bin Zayef, a déclaré à la presse que, pour le moment, “nous avons décidé” qu’il n’existait pas de preuves suffisantes pour porter des accusations et il a exhorté la communauté internationale à assurer «une navigation sécurisée et normale » dans les eaux du Golfe d’Oman afin de garantir “la stabilité de l’économie mondiale ».

Les attaques contre les navires Altaïr et Kokuka Courageous, battant respectivement pavillon des Îles Marshal et de Panama, ont eu lieu jeudi dernier dans les eaux territoriales des  Émirats. Elles ont causé des dommages matériels aux deux tankers mais tous les membres d’équipage ont été secourus.

Le douze mai dernier, quatre autres navires, (deux saoudiens, un norvégien et un émirati) ont été également victimes de sabotages dans des eaux proches de l’émirat de Fujairah (EAU).

À la suite des deux dernières agressions -que certaines sources attribuent à des torpilles et d’autres à des mines- le président des États-Unis, Donald Trump, et son secrétaire d’État, Mike Pompeo, ont immédiatement accusé sans preuves l’Iran, bien que Téhéran ait catégoriquement nié toute responsabilité.

Un responsable japonais de la compagnie maritime Kokuka Sangyo a assuré que, d’après les témoignages de l’équipage du pétrolier Kokuka Courageous, le navire n’avait été frappé par aucune torpille, et qu’il n’avait pas heurté de mine marine, non plus.

Pour sa part, le conseiller à la présidence iranien, Hussein Amir-Abdollahian, a accusé la CIA états-unienne (Central Intelligence Agency) et le Mossad israélien d’être à l’origine de ces actes.

L’ambassadeur de Téhéran à Londres, Hamid Baidineyad, a lui aussi déclaré que l’opinion publique mondiale se méfiait des accusations des États-Unis contre la République d’Iran au sujet de ces deux attaques dans le Golfe d’Oman.

Sur les réseaux sociaux, ce diplomate a rappelé qu’en d’autres occasions le Gouvernement des États-Unis a déjà menti pour expliquer son intervention militaire dans certains conflits, et il a donné comme exemples la supposée attaque contre le Lusitania, pour participer à la première guerre mondiale ; ou l’incident du Tonkin, pour s’engager dans la guerre du Vietnam; ou, plus récemment, le prétexte des armes de destruction massive en Irak.

Baidineyad a donc souligné, qu’en raison de ces mensonges, l’opinion publique mondiale doutait de la véracité des accusations des États-Unis.

Par le détroit d’Ormuz (c’est-à-dire la zone maritime où ont été attaqués ces bateaux -quatre en mai et deux jeudi dernier -) transite plus de 40 pour cent du pétrole mondial mais la situation y était devenue très  volatile depuis l’arrivée de nouveaux navires de guerre nord-américains.

Peo/mv/jcd

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