dimanche 21 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Le Chancelier russe dénonce la présentation répétée d’accusations sans preuve contre son pays

Moscou, 20 juin (Prensa Latina) Le ministre russe des Affaires Étrangères, Serguéi Lavrov, a mis en garde contre la dangereuse tendance à lancer des accusations infondées contre la Russie à toute occasion.

Lorsqu’on demande des preuves sur ces attaques lancées contre la Russie, les explications offertes restent  très vagues et sont souvent accompagnées d’expressions du genre « il est très probable que… », a déclaré Lavrov lors d’une réunion avec son homologue suisse, Ignazio Cassis.

« Ce reproche », ajoute le diplomate russe, « s’applique également à d’autres domaines de la politique mondiale dans lesquels nos collègues occidentaux tentent d’établir leurs propres règles et leurs propres explications, comme c’est par exemple le cas pour l’utilisation des armes chimiques en Syrie ».

« Depuis plus d’un an, l’Occident évite de dire ce qu’il s’est exactement passé dans la ville de Douma, dans la province syrienne de la Ghouta Orientale, au printemps 2018, au cours d’une action où, en utilisant des manipulations et des montages-vidéo, on a essayé de faire porter au gouvernement syrien l’utilisation d’armes chimiques », a souligné Lavrov.

« Nous avons exigé que des recherches soient menées et qu’une enquête soit faite par l’Organisation pour l’interdiction des Armes Chimiques (OIAC) afin d’éclairer ces faits », a rappelé le chef de la diplomatie russe qui, à diverses reprises, a averti que cette organisation était victime de manipulations.

En effet, les États-Unis, soutenus par d’autres puissances occidentales, sont parvenus à introduire des modifications à l’intérieur de l’OIAC qui lui ont enlevé son rôle d’instance technique de contrôle de la Convention sur les Armes Chimiques et l’ont transformé en une organisation ayant l’autorité de présenter des accusations.

Moscou soupçonne que les charges que l’OIAC s’apprête à présenter affecteront la Syrie, en tout premier ordre, ainsi que la Russie -deux pays qui ont dénoncé à plusieurs reprises des simulations d’attaques chimiques de la part des terroristes dans le but d’en rendre le gouvernement Syrien responsable.

Cette mise en garde de Lavrov se réfère également aux accusations lancées, sans preuve aucune, par les États-Unis contre la supposée ingérence russe dans leur système politique électoral ou dans d’autres situations semblables mises en avant par les puissances occidentales européennes.

Peo/mv/to

EN CONTINU
notes connexes