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Le Parti des Travailleurs brésilien critique la « fuite » de l’ancien juge Moro et son refus de se présenter devant les députés

Brasilia, 25 juin (Prensa Latina) Le Parti des Travailleurs (PT) du Brésil s’indigne du fait que l’ancien juge Sérgio Moro – aujourd’hui ministre de la Justice dans le Gouvernement  Bolsonaro- ne daigne pas se présenter devant la Chambre des Députés pour s’expliquer sur le scandale causé par la publication de ses messages.

Comme l’écrit la présidente du PT, Gleisi Hoffman, sur son compte Twitter:  « A-t-il pris la fuite? Que craint-il? La « convocation » que lui avait adressée la Chambre des Députés  avait pourtant été transformée en « invitation » et il avait donné son accord.  Mais, apprend-on, il ne répondra pas à cette invitation. Maintenant, c’est donc l’ « invitation » qui va se transformer en « convocation »: Moro doit des explications au Brésil ».

Le Ministère de la Justice n’a fourni aucune explication sur le refus du ministre de se présenter devant le Parlement et n’a proposé aucune date de remplacement.

Selon le quotidien OGlobo, le ministre de la Justice, ne comparaîtra donc  pas le 26 juin devant la Chambre des Députés du Brésil, comme cela était prévu. Il se rendra aux États-Unis afin d’y assister à une rencontre sur le Renseignement  et la Sécurité.

Depuis le 9 juin, le site digital The Intercept a commencé à publier une série de conversations sur diverses messageries entre d’une part celui qui était à l’époque encore juge et, d’autre part,  les enquêteurs et procureurs chargés de l’opération Lava Jato.

Ces messages entre le juge et les magistrats instructeurs sont en infraction avec le Code de la Magistrature même si, la semaine dernière (lors de sa comparution devant la Commission de Justice du Sénat)  Moro a tenté de les justifier de manière cynique.

L’échange est inédit et compromettant. Il sème le doute non seulement sur l’impartialité de  Moro mais également sur l’intégrité d’une personne qui, lorsqu’elle était juge, a fait emprisonner l’ancien président de la République du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, pour un délit supposé de corruption, l´empêchant au passage de se présenter à l´élection présidentielle.

peo/tgj/ocs

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