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Des experts demandent la criminalisation des mesures coercitives unilatérales

Vienne, 26 juin (Prensa latina) La criminalisation des mesures coercitives unilatérales est l’une des revendications formulées aujourd’hui par des spécialistes du sujet, conscients de leurs conséquences dévastatrices pour les droits de l’Homme des populations sur lesquelles elles s’appliquent.

L’un d’entre eux est Alfred-Maurice De Zayas, professeur de droit, historien et écrivain ayant une longue expérience universitaire ainsi que dans le domaine des droits de l’Homme.

L’expert indépendant de l’ONU pour la Promotion d’un Ordre International Démocratique et Équitable (2012-2018) sera l’un des intervenants du Séminaire International sur les Mesures Coercitives Unilatérales (MCU) et ses Impacts, qui se tiendra ici demain.

Interrogé par Prensa Latina sur son évaluation et ses attentes de l’événement, De Zayas a confirmé ce qu’il avait exprimé dans son rapport sur sa mission au Venezuela et en Équateur en novembre et décembre 2017 et ses recommandations.

L’une d’elles est que l’Assemblée Générale des Nations Unies pose à la Cour Internationale de Justice (CIJ) une question juridique pour obtenir, conformément à l’article 96 de la Charte de l’organisme mondial, un avis consultatif sur l’illégalité des mesures coercitives unilatérales.

À son avis, la CIJ devrait condamner l’abus extraterritorial des lois des États-Unis, la violation de la souveraineté d’autres États et de la liberté du commerce, tout en déclarant de plus que les sanctions qui ont causé la mort de milliers de civils constituent des crimes contre l’humanité.

Que la Cour se prononce sur le montant des réparations accordées aux peuples concernés, y compris ceux de Cuba, du Nicaragua, du Venezuela, de Syrie, d’Iran et du Soudan et ouvre une enquête sur les crimes contre l’humanité commis par tous les pays et tous les acteurs qui imposent des sanctions meurtrières, a-t-il ajouté.

Pour De Zayas, le rapporteur sur la Promotion de la Vérité, la Justice et la Réparation doit se prononcer sur les sanctions unilatérales et la haute commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, doit les condamner pour être criminelles, y compris le blocus financier.

Dans la partie concernant le Venezuela de son rapport présenté en septembre 2018 à la 39ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’expert a souligné que les sanctions et les blocus économiques d’aujourd’hui peuvent être comparés aux sièges des villes au moyen âge pour les forcer à se rendre.

Il a cependant souligné que les sanctions du XXIème siècle visent à faire tomber à genoux non seulement une ville mais bien des pays souverains.

À cet égard, il a souligné qu’aujourd’hui ces sanctions sont associées à la manipulation de l’opinion publique par le biais de fausses informations, à des relations publiques agressives et une rhétorique prétendant défendre les droits de l’homme, afin de donner l’impression qu’une fin en matière de droits de l’homme justifie les moyens criminels.

peo/oda/fgg

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