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Le Panama confirme que le navire pétrolier retenu par l’Iran faisait de la contrebande

Panama, 23 juillet (Prensa Latina) Après avoir confirmé que le pétrolier RIAH, retenu par l’Iran, transportait du pétrole de contrebande, l’Administration Maritime du Panama (AMP) a aujourd’hui condamné l’utilisation pour des actes illicites de navires battant son pavillon.

« Nous condamnons fermement l’utilisation des navires battant pavillon panaméen à des fins illicites et qui porteraient atteinte à la sécurité humaine; et ceux qui violent ouvertement les lois, les conventions et les accords internationaux se verront  sanctionnés et courront le risque que leur vaisseau soit rayé de notre Registre », indique un communiqué de l’AMP.

Selon les sites internationaux spécialisés, le RIAH a changé quatre fois de nom entre 2009 et 2019. Il appartient à Prime Tankers LLC dont le siège est à Dubaï, dans les Émirats Arabes Unis (EAU), mais cette compagnie a assuré à la presse que le navire avait été vendu à la compagnie Mouj Al-Bahar, dont le siège est également à Dubaï.

Vendredi dernier, selon l’AMP,  le Registre des Navires de Panama a lancé une procédure de retrait d’immatriculation contre le RIAH au motif que les intérêts du pays, et du reste de la communauté internationale, « se voyaient sérieusement affectés » lorsque de tels actes mettaient en danger la vie de l’équipage et le commerce international.

« Cette décision a été prise après une enquête interne qui a tenu compte des informations fournies par les agents résidents et les représentants légaux du navire; la conclusion ayant été que les normes internationales avait été violées de manière délibérée », a ajouté l’AMP.

Ces faits s’inscrivent en faux contre les spéculations des médias internationaux et des gouvernements nord-américain et israélien pour qui l’arraisonnement du RIAH dans le  Détroit d’Ormuz était une conséquence des tensions créées par les sanctions des États-Unis contre l’Iran avec le soutien du Royaume Uni.

Le site officiel de l’Armée des Gardiens de la Révolution Islamique (dont l’acronyme en anglais est IRGC) a fait savoir que, le 14 juillet dernier, elle a « arraisonné le pétrolier en question avec ses 12 membres d’équipage alors que ce dernier allait transférer sur d’autres navires la cargaison de combustible de contrebande qui lui avait été remise par des contrebandiers iraniens ».

Auparavant, le porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères iranien, Abbas Mousavi, a annoncé que son pays avait aidé un autre pétrolier étranger dans le Golfe Persique après avoir capté un signal de détresse indiquant que ce dernier avait des difficultés techniques et que, par conséquent, il avait été amené en eaux territoriales iraniennes pour effectuer les réparations nécessaires.

Le RIAH, battant pavillon panaméen et portant  le numéro d’immatriculation IMO 88 16455 (chaque navire possède son propre numéro d’immatriculation qui est unique), avait éteint son traqueur dans la nuit du 13 juillet et avait donc disparu des cartes de contrôle du trafic maritime, ce qui a éveillé des soupçons quant à ses intentions, étant donné que sa dernière position relevée était proche de l’ile de Larak, dans le détroit d’Ormuz, en face des côtes iraniennes.

Peo/acl/orm

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