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Cepal : les sanctions économiques limitent la croissance du Venezuela

Santiago du Chili, 3 août (Prensa Latina) Les sanctions économiques imposées au Venezuela par les États-Unis et d’autres pays limitent la capacité des autorités de ce pays pour faire face à la situation économique difficile, a reconnu la Cepal mercredi dernier.

Présentant l’Étude Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes 2019, Alicia Bárcena, secrétaire exécutif de la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal), a souligné les sanctions économiques comme facteur de la forte décroissance de cette nation, de moins 23 pour cent cette année.

Elle a indiqué que ces mesures avaient contribué à la baisse des exportations et des importations, à l’utilisation des réserves en devises du pays et à la diminution drastique de l’accès aux sources de financement international.

Elle a également mis en garde contre le fait que, dans un pays fortement tributaire des importations de produits de tous types, les effets des pressions économiques ont été extrêmement négatifs pour l’achat de nourriture et de médicaments pour répondre aux besoins de la population.

Barcena a estimé en outre que le Venezuela est une économie de poids dans la région et que ses résultats négatifs influent sur les projections de croissance pour l’ensemble de l’Amérique Latine, tout comme les perspectives modérées ou pauvres des autres pays avec de grandes économies dans la région.

Elle a noté à cet égard que le Brésil ne prévoit une croissance que de 0,8 pour cent, le Mexique de 1 pour cent et l’Argentine prévoit une baisse de -1,8 pour cent.

Selon Bárcena, l’incertitude et le ralentissement sont les caractéristiques qui marqueront l’économie de l’Amérique Latine et des Caraïbes pour la fin de 2019.

L’étude de la Cepal indique que la région ne connaîtra cette année qu’une croissance de 0,5 %, inférieure à celle de 0,9 % en 2018, un ralentissement généralisé qui touchera 21 des 33 pays d’Amérique Latine et des Caraïbes.

Barcena a expliqué que cela était dû à un ralentissement de l’activité économique mondiale et du commerce global, à une plus grande instabilité et fragilité financière et à des tensions géopolitiques croissantes.

Sur le plan intérieur, la baisse des exportations, principalement de matières premières dont les prix ont chuté, et la faible productivité qui caractérise la région depuis des années ont une incidence particulière sur cette situation.

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