vendredi 12 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Ankara et Washington insistent sur la création d’une zone de sécurité en Syrie

Ankara, 5 août (Prensa Latina) Les représentants militaires turcs et étasuniens ont repris les pourparlers aujourd’hui sur la création d’une zone dite de sécurité dans le nord de la Syrie, sans contrôle de Damas, a informé le Ministère turc de la Défense dans un communiqué.

Une délégation militaire des États-Unis est arrivée hier dans cette capitale pour un nouveau cycle de négociations, après l´échec des dernières négociations, les 22 et 23 juillet.

Damas a catégoriquement rejeté tout accord entre la Turquie et les États-Unis sur la création d’une prétendue zone de sécurité dans le nord de la Syrie, selon un communiqué publié le 27 juillet dernier par le Ministère des Affaires Étrangères de ce pays.

‘Cet accord constitue une violation flagrante des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies’, a signalé la note.

‘La Syrie continuera de lutter contre le terrorisme jusqu’à son éradication définitive et s’opposera à toutes les tendances séparatistes qui menacent la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale’, a conclu le texte de la chancellerie syrienne.

Le secteur où il est prétendu créer une zone de sécurité est contrôlé par les milices kurdes Unités de Protection Populaire (YPG), soutenues par Washington et considérées par Ankara comme terroristes en raison de leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit par la Turquie mais actif sur son territoire.

Ankara a demandé à plusieurs reprises la création d’une zone de sécurité de 32 kilomètres de large dans le nord de la Syrie et a mis en garde contre la nécessité pour les YPG de quitter la zone.

La zone proposée couvrirait la quasi-totalité du territoire habité par des Kurdes dans le nord de la Syrie.

Dimanche dernier, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que les forces armées turques entreraient dans la partie orientale de l’Euphrate en Syrie, ce que Damas n’approuve pas.

Selon le porte-parole du Ministère turc des Affaires Étrangères, Hami Aksoy, si les négociations avec les États-Unis échouent, la Turquie encouragera elle-même la création de la zone.

peo/mv/mml

EN CONTINU
notes connexes