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À Biarritz, un sommet du G7 marqué par des rendez-vous manqués s’achève

Par Waldo Mendiluza

 Biarritz, France, 26 août (Prensa Latina)Le 45ème sommet du G7 se termine aujourd’hui dans cette station balnéaire du sud de la France par des discussions sur l’environnement et les défis de l’ère digitale. L’atmosphère a été tendue tout au long de la rencontre et il n’y a aura pas de déclaration commune finale.

 

 Après trois journées passées à échanger des critères -et surtout marquées par des rendez-vous manqués- ce forum réunissant les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, aura été le théâtre d’un énorme déploiement policier et militaire et de manifestations d’opposition.

 

Au début, Emmanuel Macron, le président hôte de la rencontre, espérait un sommet plus tranquille, mais les évènements de cette période estivale n’ont pas manqué de le faire changer d’avis au point de renoncer à une déclaration finale. Il a dû se rappeler l’incident du G7 de l’année dernière, à Toronto, quand le président nord-américain, Donald Trump, avait refusé de la signer.

 Et c’est précisément Trump qui est à l’origine de tous les désaccords majeurs à l’intérieur du G7, un mécanisme que le mouvement de gauche « La France Insoumise » a défini comme « un club de riches à l’écart des préoccupations de la population qui se réunit pour trouver les moyens de continuer à voler les peuples ».

 Ces dernières semaines et ces derniers jours, le chef de la Maison Blanche a déchaîné une guerre commerciale contre la Chine, une décision semant le trouble parmi d’autres puissances qui craignent que le monde entre en récession. Il a même réitéré la menace d’augmenter les taxes d’entrée pour les vins en provenance de France, ce qui a amené l’Union Européenne à garantir son soutien si cela venait à arriver.

 

De même, Washington a persisté dans son agressivité envers l’Iran dans le cadre de la rupture par la Maison Banche du pacte sur le programme nucléaire de Téhéran qui est toujours défendu par Paris, Londres et Berlin. Et, sur le sujet des traités militaires, Donald Trump a effectué un tir de missile faisant craindre que le monde n’entre dans une nouvelle course au réarmement, une situation que l’Europe redoute particulièrement car elle ferait du vieux continent le siège des plus dangereuses tensions

 Sur le problème de l’environnent, Trump n’a pas montré signe de changer sa décision. Il persiste à rester en-dehors de l’accord mondial sur le réchauffement climatique, alors que l’un des objectifs prioritaires mis sur la table des négociations du G7 par Macron était, justement, l’écologie.

 S’opposant à tous les autres pays du forum de Biarritz, le chef de la Maison Blanche demande également de poursuivre l’exclusion de la Russie du G7, exclusion effective depuis l’invasion de l’Ukraine, bien que certains pays du groupe ne partagent pas ce point de vue en raison des « pas favorables pris par Moscou pour parvenir à déverrouiller  la situation ».

 

Et pour en rajouter, Trump et le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson ont esquissé un accord commercial « rapide » dès que le Royaume-Uni aura franchement quitté la Communauté Européenne avec un Brexit dur, augmentant ainsi les risques de dissension entre Londres et Bruxelles.

 Les sessons de travail et les réunions au sommet n’ont donc pas réussi à imposer un nouveau panorama, et, si l’on ne parvient à aucune avancée sur des sujets-clefs comme la sécurité, le commerce, le changement climatique, le Brexit, l’Iran ou la Russie, personne ne croira, même si cela est affirmé, que le forum de Biarritz a été une rencontre réussie- même si l’on prend en considération l’arrivé hier, à l’invitation de la France, du chancelier perse, Mohammad JavadZarif.

 Nul doute: la présence de Zarif et son entretien avec Macron et des représentants allemands et britanniques a fait naître quelque espérance sur la possibilité d’une réduction des tensions dans le Golfe Persique. Mais cela ne serait possible que si les États-Unis acceptaient de négocier, et Trump ne semble pas très intéressé pour ce faire.

 Ce lundi, les dirigeants du G7 aborderont le sujet du climat, de la biodiversité et des océans. Les organisations opposées au G7 prévoient de nouvelles actions de protestation pour rappeler que les pays réunis à Biarritz sont les responsables des maux de l’humanité. Et, en particulier, des guerres, de la détérioration de l’environnement et des inégalités entre les hommes.

 

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