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« Guaidó a saboté le débat à l’Assemblée Nationale », dénonce une députée vénézuélienne

Carcacas, 10 octobre (Prensa Latina) L’opposant Juan Guaidó a aujourd´hui saboté le droit à la parole des députés du Bloc de la Patrie au cours du débat à l’Assemblee Nationale, a dénoncé ce mardi la députée du Parti Socialiste Uni du Venezuela, Tania Díaz.

Guaidó -qui est reconnu comme président intérimaire du Venezuela par les États-Unis et leurs alliés- a demandé que le son du micro soit coupé afin d’empêcher Dario Vivas, un parlementaire membre du Bloc de la Patrie, de s’exprimer alors que ce dernier montrait des photos du dirigeant de l’opposition en compagnie de paramilitaires colombiens appartenant aux Rastrojos, a précisé Diaz.

En septembre dernier, le Ministère Public du Venezuela a ouvert une enquête pénale contre Juan Guaidó (député de l’Assemblée Nationale, parlement suspendu par la Cours Suprême de Justice pour non respect de la Constitution) au sujet d’une série de photos sur lesquelles il pose avec des membres du groupe paramilitaire connu sous le nom de « Rastrojos ».

Les individus sur ces photos sont impliqués dans des délits de trafic de drogues, d’assassinats et d’extorsion de fonds; avec leur aide, Guaidó a pu se rendre en Colombie en février dernier, à la veille de la fausse opération d’aide humanitaire orchestrée par l’opposition vénézuélienne avec l’appui logistique de Washington et de Bogota.

Le vice-président de la Communication, de la Culture et du Tourisme, Jorge Rodríguez a également présenté des preuves sur les  liens existant entre Guaidó et cette bande paramilitaire à qui il aurait promis de céder le contrôle de la partie ouest de la frontière vénézuélienne.

La vidéo révélée par Rodriguez montrait Iván Posso (alias « Nandito »), le responsable de la logistique et des finances de l’organisation criminelle, en train de confirmer  que la bande avait bien introduit Guaidó en Colombie le 23 février dernier.

À la suite de quoi, le groupe du Bloc de la Patrie -composé du Parti Socialiste Uni du Venezuela et de ses alliés du Grand Pôle Patriotique- a proposé de débattre du sujet au cours de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale, mais la droite vénézuélienne a refusé d’inscrire le thème à l’ordre du jour.

De l’avis de Francisco Torrealba, membre de l’Assemblée Constituante,  dans n’importe quel autre parlement, un député photographié en compagnie de paramilitaires narcotrafiquants remettrait immédiatement sa démission afin de permettre une enquête.

Torrealba a également assuré que son groupe allait demander que le Parlement prenne des mesures concernant un délit qui est expressément sanctionné par la Constitution Bolivarienne du Venezuela.

Ce mardi, le Bloc de la Patrie a proposé que les menaces que font peser sur le Venezuela ces groupes paramilitaires colombiens soit mis à l’ordre du jour mais les partis de droite ont à nouveau exprimé leur refus.

Le 24 septembre dernier, le groupe du Bloc de la Patrie a fait son retour au Parlement, comme il avait été convenu dans les accords parvenus durant les Entretiens Nationaux sur le Dialogue entre le Gouvernement et des secteurs de l’opposition, l’objectif étant de parvenir ainsi à une sortie négociée à la crise que traverse le Venezuela.

Peo/oda/lrc/cvl

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